SERVICES. Dans le but de bien distribuer les budgets en lien avec les services offerts aux aidants naturels d’aînés, des forums de consultation se sont déroulés sur le territoire de la Montérégie au cours des derniers mois. Le 2 mai, le Regroupement des organismes montérégiens d’aidants naturels (ROMAN) a dévoilé les résultats de ses rencontres qui ont permis de dresser le portrait des besoins dans ce milieu.
En tout, 88 participants de différents organismes œuvrant avec les aidants naturels se sont attablés durant quelques heures afin d’exposer les manques que perçoivent les aidants, qui souvent, se retrouvent accaparés par la maladie ou l’état d’un proche.
Le groupe de discussion qui desservait les anciens CSSS Champlain–Charles-Lemoyne et Pierre-Boucher, a soulevé quels services seraient nécessaires à leur territoire: formation, répit, soutien psychologique, information, et bien d’autres.
Les participants ont déterminé qu’informer davantage et précocement les proches aidants, accroître la connaissance de leur rôle et les services en plus de les adapter à leurs besoins étaient les manques les plus criants de leur réalité.
En cernant trois priorités, ces dernières ont été intégrées dans le processus de sélections des projets en lien avec les proches aidants.
De l’argent au bon endroit
La planification stratégique du ROMAN et d’Appui Montérégie – qui œuvre davantage avec les aidants d’aînés – pour la période de 2015 à 2018, a intégré les priorités nommées par les participants, qui sont également les experts en matière de soutien aux proches aidants des aînés.
«Les résultats des forums nous ont permis de mieux choisir les différents projets proposés sur le territoire, selon les besoins précis», explique la directrice générale du ROMAN, Sonia Lessard.
Pour l’année à venir (2016-2017), les projets ont été récemment adoptés par le conseil d’administration du ROMAN. En tout, huit projets ont été adoptés, dont sept reconduit et un nouveau.
Ces différents projets permettront à 773 patients de profiter des services, ce qui représente plus de 63 000 heures d’intervention et un investissement de 860 000$.
«Les aidants ont souvent des besoins qui découlent des services qui leur sont offerts. Par exemple, comment peuvent-ils aller à des groupes de discussions entre aidants naturels s’ils n’ont personne pour prendre soin de leur proche? Voilà ce que les nouveaux services proposent», explique Mme Lessard.
Des moyens de sensibiliser la population
Les représentants des trois régions de la Montérégie qui ont participé à la rencontre du 2 mai ont pris le temps de discuter des moyens possibles qui permettent de sensibiliser la population à la situation parfois difficile des proches aidants. Des capsules vidéo ont d’ailleurs été tournées dans ce sens et seront diffusées à TVRS.
À titre indicatif, une sensibilisation auprès des employeurs a été faite du côté de la région Ouest, notamment à Sallabery-de-Valleyfiled où les organismes ont discuté des moyens qui peuvent être mis en place pour faciliter la conciliation entre le travail et les proches en perte d’autonomie.
«Lorsqu’on parle de perte de productivité et d’absentéisme, les oreilles s’ouvrent pour entendre ce que l’on propose», a fait remarquer un participant, qui admettait du même coup que les municipalités qu’il avait abordées avec cette problématique semblaient ouvertes et sensibles aux problèmes des proches aidant.
