À la suite d’un article publié par le Brossard Éclair faisant état des chiffres peu reluisants du projet-pilote Netlift, à mi-chemin de son année d’essai, les adversaires du maire sortant Paul Leduc et de son parti, Priorité Brossard, réagissent sans étonnement.

D’une part, la candidate à la mairie de Brossard Ensemble Doreen Assaad mentionne avoir dès le départ exprimé ses réserves face au projet.

«Ces coûts excessifs représentent encore une fois une manifestation d’une équipe qui ne sait pas gérer les fonds publics, estime-t-elle. Selon ce qui est rapporté, chacun des déplacements payés par la Ville de Brossard à cette entreprise privée représente l’équivalent du prix d’un aller-retour Montréal-Paris. On se retrouve avec un autre désastre financier payé par les contribuables de la ville.»

D’autre part, le candidat de Renouveau Brossard Jean-Marc Pelletier ne mâche pas ses mots à l’endroit du conseiller sortant Alexandre Plante.

«Rarement dans l’histoire de Brossard a-t-on vu un conseiller, instigateur et responsable d’un projet, blâmer l’administration municipale qu’il supervise pour l’échec du projet qu’il gère au nom du conseil municipal, insiste M. Pelletier. Brossard a payé pour le développement du logiciel et, en plus, subventionne des déplacements à un coût prohibitif où, contrairement à ce qui a été annoncé, il y a du transport en commun.»

De son côté, le candidat indépendant Hoang Mai propose de rediriger l’argent promis à Netlift vers des projets choisis par les résidents de Brossard.

«L’administration actuelle a accordé un budget de plus d’un demi-million de dollars à Netlift. Encourager le covoiturage, c’est bien, mais force est d’admettre que peu de gens utilisent le service, constate Hoang Mai. C’est pour cette raison que je propose plutôt de mettre ce 500 000$ dans une enveloppe de type «budget participatif». La population pourra elle-même décider du projet qu’elle veut mettre de l’avant.»