Texte du Brossard Éclair

Le chef de Renouveau Brossard et candidat à la mairie Jean-Marc Pelletier a annoncé que si il est élu, il éliminera toute forme de rémunération additionnelle pour les conseillers municipaux.

Il entend supprimer ses rémunérations, qu’elles soient sous forme de bonis, de jetons de présence ou d’allocation pour siéger sur des comités.

«Dès la mise sur pied de notre équipe électorale, nous avons convenu avec chacun des candidats de notre formation que nous allons abolir toute forme de rémunération additionnelle pour les mandats assumés par les conseillers et tous se sont montrés en accord avec ce principe, a précisé Jean-Marc Pelletier. Ils sont indignés par les revenus additionnels reçus par les conseillers pour à peine quelques réunions par mois.»

Le parti a d’ailleurs compilé «un relevé des salaires, allocations non imposables et bonis en tous genres» et estime que le salaire moyen des conseillers municipaux de Brossard se situe à environ 50 000$. Le parti précise que de ce salaire, les conseillers reçoivent une allocation non imposable de 15 000$ intégré à leur rémunération.

«Comment expliquer et justifier le fait que tous les conseillers en poste aujourd’hui, à l’exception du conseiller Antoine Assaf, aient reçu de généreuses bonifications supplémentaires atteignant dans certains cas près de 200 000$ durant les 8 dernières années?, s’est questionné Jean-Marc Pelletier. Tout le monde a participé au « partage du gâteau » des bonis additionnels, incluant les conseillers qui ont fait défection pour rejoindre l’équipe électorale de Doreen Assaad.»

Une insulte à la population

Le candidat à la mairie affirme qu’il s’agit «d’une insulte à la population qui peine avec un maigre salaire pour son emploi».

«Quand on compare les salaires et les bonis reçus par les conseillers qui ont fait partie de l’équipe du maire en poste durant les huit dernières années avec les conditions salariales de bon nombre de résidents de Brossard, on voit bien que certains d’entre eux n’y sont que pour la paie», a-t-il ajouté.

Le parti estime que le cumulatif des bonis versés depuis 2010 atteindra tout près de 1 M$ à la fin de l’année 2017.