Texte du Brossard Éclair

Le 13 janvier, une bannière au nom d’André Madore et portant le #47 a été hissée au plus au sommet de l’aréna Michel-Normandin. Le but? Souligner à jamais les 47 ans de bénévolat d’André Madore au profit des jeunes joueurs de hockey de Brossard.

Le décès soudain, le 7 juin 2017, de celui qui a veillé sur plusieurs générations de hockeyeurs a laissé un immense vide dans la communauté locale.

Lors de la mise au jeu officielle du 42e Tournoi atome de Brossard, une impressionnante représentation de dignitaires, de commanditaires, de bénévoles du hockey mineur et de la grande famille de M. Madore ont rempli trois tapis rouges sur la patinoire pour voir la bannière être élevée dans la deuxième maison de l’homme de hockey.

Tous étaient unanimes: André Madore, qui n’aimait pas les honneurs pour lui-même, méritait cet hommage pour l’empreinte qu’il a laissée chez ceux qu’il a côtoyés.

Un homme généreux
Ghislain Madore, lui-même joueur de hockey et père d’un jeune joueur, a parlé de son père avec émotions.

«Si je devais le définir, ça serait qu’il était généreux. Autant il l’a été avec les jeunes hockeyeurs, autant il l’a été avec sa famille et ses amis. Il s’informait des besoins de ses proches et les aidait, que ce soit pour des rénovations, de l’accompagnement ou autre. Je ne sais pas combien de fois il a aménagé des patinoires dans nos cours extérieures pour ses enfants et petits-enfants!»

Selon Ghislain, son père considérait le hockey comme une école de la vie.

«Il a débuté pour ses enfants et est resté au hockey pour aider. Il était direct, voulant transmettre les valeurs de l’effort et de l’esprit d’équipe, comme dans la vraie vie. Il restait près des jeunes avec des problèmes. Il les aimait, il les avertissait de marcher droit sans détour.»

Il a raconté aussi que sa mère Micheline et son père ont toujours été proches. Elle s’intéressait elle aussi au hockey, mais rappelait à son mari de prendre des pauses.

«C’était plus fort que lui, il prévoyait une pause, mais oups, il manquait un entraîneur et il le remplaçait jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée, a raconté Ghislain Madore. Il était engagé, avec ses qualités et ses défauts. Il était mauvais perdant et avait des confrontations verbales avec des arbitres ou des collaborateurs. Mais dès que la poussière retombait, il reparlait à son monde avec empathie. Il ne gardait pas de rancune.»

«Notre famille sait qu’il n’aimait pas les hommages, mais il le méritait, nous sommes contents du dénouement», a-t-il ajouté.

Aréna André-Madore?
Le président du Tournoi atome André Papineau et son adjoint Sylvain Poirier étaient heureux du déroulement de la cérémonie.

«Tous voulaient souligner ce qu’André Madore a fait pour le hockey local, a indiqué M. Papineau au Brossard Éclair. Pour respecter son image, la famille avait demandé à ce que les choses soient faites simplement, ce que nous avons respecté. Tous les trophées du Tournoi atome de cette année portent son nom et dès l’an prochain, le Tournoi atome s’appellera Tournoi André-Madore.»

Autre sujet faisant l’unanimité chez les dirigeants, le projet de faire de l’aréna Michel-Normandin l’aréna André-Madore.

«Il semble y avoir de l’écoute et de l’ouverture du côté de la mairesse Doreen Assaad et des conseillers municipaux, mais nous allons faire notre demande de la bonne façon, a assuré M. Papineau. Nous sommes plus émotifs face à cette idée alors qu’eux doivent gérer une ville avec des contraintes.»

42e Tournoi atome de Brossard
Le Tournoi atome a débuté le 8 janvier et se tiendra jusqu’à dimanche, 21 janvier.

Après une semaine d’activités, les équipes élites locales, les Bulldogs de Brossard‒La Prairie AA et BB, totalisaient quatre gains en cinq matchs, tandis que les six équipes A, B et C détenaient cinq victoires en huit duels.