Le Dr Louis-Patrick Haraoui de l’Hôpital Charles-Le Moyne a reçu une bourse de 100 000 $ pour ses recherches sur le microbiome humain. Ce montant lui a été remis par l’institut CIFAR, un organisme qui soutient des chercheurs en début de carrière.
Le travail de Dr Haraoui porte plus particulièrement sur la propagation des bactéries antibiorésistantes. Selon un communiqué du CISSS de la Montérégie-Centre, la plupart des recherches sur les causes de l’augmentation de l’antibiorésistance portent sur un usage abusif des antibiotiques. M. Haraoui cherche ainsi à déterminer d’autres facteurs moins évidents, afin d’améliorer la capacité à contenir leur propagation.
«À travers mes recherches, je remets en question les façons dont nous abordons et étudions les microbiomes, soit l’ensemble des gènes présents dans des communautés microbiennes, et leur évolution», souligne-t-il.
Pour ce faire, il étudie les bactéries antibiorésistantes à l’échelle génétique (les gènes qui codent pour la résistance) ainsi qu’à l’échelle sociale (les activités humaines qui favorisent les bactéries antibiorésistantes).
«Le Dr Haraoui est un médecin et chercheur reconnu de ses pairs, affirme le président-directeur général du CISSS de la Montérégie-Centre Richard Deschamps. Cette bourse est sans contredit une reconnaissance prestigieuse qu’il reçoit à titre de leader dans son domaine de recherche et pour l’excellence de son travail.»
La cohorte du CIFAR de cette année compte 19 boursiers, sélectionnés parmi des chercheurs de plusieurs pays, sur un bassin de plus de 300 candidats qualifiés. (M. H.)
