LIVRES. Il y a quelques semaines, Florence Malenfant publiait Glanures d’une centenaire, tout juste après avoir célébré son 100e anniversaire. Dans son deuxième opus, la résidente des Promenades du Parc à Longueuil raconte des parcelles de sa vie, teintées de souvenirs plus souvent joyeux que mélancoliques.

La passion de Florence Malenfant pour l’écriture s’est manifestée très tôt, alors qu’elle était encore à l’école.

«Ma branche préférée était vraiment le français et quand il y avait des compositions, c’était ma fête, j’adorais ça!»

De nombreuses années plus tard, la native du Lac-Etchemin s’est inscrite aux ateliers d’écriture offerts à sa résidence. Ses deux filles l’ont également incitée à coucher ses pensées sur papier. «Maman, lui disaient-elles, quand tu seras parti, qui va nous parler, nous raconter, nous dire ce qui s’est passé?»

C’est ainsi qu’en 2012, elle publiait son premier récit de vie,  Lumière au crépuscule.

Parcelles de vie

Puis, quatre ans plus tard, place à Glanures d’une centenaire.

«Je ne dirais pas que ce livre est ma vie en détails, mais c’est un schéma qui s’y rapproche» indique-t-elle, sourire aux lèvres.

Elle y raconte entre autres son voyage en Suisse avec Alain Morisod, du groupe Sweet People.

Quand on lui parle de voyages, ses yeux s’illuminent. «Je dis toujours que si j’avais décidé de changer de pays, un jour, je serais allée vivre en Australie. Ce sont de bons vivants.»

Elle croit nécessaire de s’intégrer à d’autres cultures en voyageant afin de mieux les comprendre. «Si on reste toujours dans notre petit village, il y a bien des choses qu’on ne comprendra pas dans la vie. Moi, je voulais voir comment ils vivaient.»

Au cours de sa vie, la centenaire a notamment accompagné son mari dans une entreprise de nettoyage à sec, à Rivière-du-Loup. Le couple s’adonnait à la danse, le ski, la voile et aussi la lecture. Ils ont été mariés pendant 50 ans.

Toujours très occupée

Celle qui a posé pied sur tous les continents s’adonne également à la peinture et au bingo, en plus d’écrire régulièrement dans le journal de la résidence, l’Écho des gens d’ici. Elle a aussi participé à deux collectifs d’écriture, en 1989 et en 2011.

Florence Malenfant se demande elle-même si l’on peut encore avoir des projets à son âge. Pourtant, après réflexion, la centenaire admet que si elle devait écrire encore, ce serait «sur les voyages.»

«Je suis heureuse. J’ai eu une vie très intéressante. Quand tu dépasses un certain âge, le temps file, file, file», conclut-elle.

Par Mathieu Laferrière