Si la Ville de Longueuil estime que le budget 2024-2025 du gouvernement du Québec propose «quelques mesures intéressantes», elle croit cependant qu’elles sont insuffisantes pour faire face aux défis «énormes» auxquels sont confrontées les municipalités.
En réaction au dépôt du budget, le 12 mars, la Ville salue les investissements visant à favoriser l’accès au logement et ceux concernant la croissance de l’industrie aérospatiale.
Cependant, elle déplore le budget sur le plan des mesures d’adaptation et de résilience aux changements climatiques et du transport collectif.
Sur ce dernier point, Longueuil y voit l’absence de réponse afin de soutenir les sociétés de transport à résorber leur déficit structurel, une demande répétée dans le milieu municipal au cours des derniers mois.
Elle réitère notamment la demande à Québec de «convenir rapidement d’un cadre financier sur cinq ans afin de permettre une prévisibilité aux sociétés de transport et d’assurer la pérennité de l’offre du transport collectif».
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Concernant les actions à mettre en œuvre pour favoriser la résilience et l’adaptation aux changements climatiques, la Ville croit qu’elles sont nombreuses, mais «surtout très coûteuses».
«Peu de nouvelles mesures sont annoncées dans le budget 2024-2025. […] Les investissements dans les infrastructures vertes et résilientes exigeront des villes un effort considérable dans les années à venir et le gouvernement du Québec doit impérativement répondre présent», soutient-elle.
Aérospatial et logement
Longueuil voit d’un bon œil les 74,5 M$ sur 5 ans afin de soutenir le développement de nouvelles technologies aérospatiales, entre autres. Un secteur en croissance à Longueuil, qui attend d’ailleurs d’obtenir la désignation officielle de la zone d’innovation en aérospatiale du Québec.
Sur le logement, la Ville accueille favorablement les 482,5 M $ visant à favoriser l’accès au logement, notamment les montants pour le programme Allocation-logement (200,8 M$) et ceux visant le maintien du parc de logements sociaux, notamment pour les rénovations de HLM (219,4 M$).
«Il reste encore beaucoup à faire considérant l’ampleur de la crise d’habitation […] Oui, l’argent devra continuer d’être au rendez-vous, mais le gouvernement doit aussi sortir du cadre et poursuivre son appui aux villes dans la recherche de solutions en prenant sa pleine responsabilité en la matière», a-t-elle ajouté, évoquant sa proposition d’élargir le zonage incitatif afin de permettre une contribution financière pour constituer un fonds destiné au logement à but non lucratif.
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