POLITIQUE. La course à la succession de Bernard Drainville est officiellement lancée. L’ex-candidate bloquiste Catherine Fournier a lancé sa campagne au resto-pub Chez Vincent, le 30 juin, afin de briguer l’investiture du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Marie-Victorin.

La femme de 24 ans était accompagnée de plusieurs députés du caucus péquiste venus lui donner leur appui, dont celui qui succède de manière intérimaire à M. Drainville comme leader parlementaire, Nicolas Marceau. Alain Thérien, Gaëtan Lelièvre, François Gendron, Harold Lebel, Lorraine Richard et Claude Cousineau ont également donné leur appui à la jeune candidate.

Devant quelque 75 personnes, Mme Fournier a mis de l’avant sa connaissance des enjeux locaux et le fait qu’elle ait toujours habité la Rive-Sud, elle qui est originaire de Sainte-Julie. Elle a aussi souligné l’accueil «chaleureux» que les résidents de la circonscription lui ont réservé lorsqu’elle faisait du porte-à-porte.

«Les gens me disent que ça fait du bien de voir des jeunes, des jeunes femmes, articulées, qui se lancent en politique de nos jours, a-t-elle lancé. Surtout si c’est pour contribuer à la défaite de l’austérité libérale, objectif auquel je vais m’attarder dès mon élection.»

Après avoir obtenu un baccalauréat en économie à l’Université de Montréal, Catherine Fournier s’est notamment présentée sous la bannière du Bloc québécois dans Montarville lors des dernières élections fédérales. Elle a été défaite de peu par le libéral Michel Picard. Elle a par la suite occupé le rôle d’attaché politique de Pierre Karl Péladeau, avant de démissionner en avril dernier, alors qu’elle songeait à briguer la chefferie du Bloc.

Au moment de mettre sous presse, elle était la seule à avoir annoncé officiellement sa candidature. Toutefois, une dizaine d’autres candidats songeraient à la possibilité de se lancer.