L’album Dehors novembre des Colocs aura 25 ans l’an prochain. Un disque riche avec des textes profonds sur des thèmes universels. Avec le musicien original André Vanderbiest, Hubert Proulx rend hommage au processus créatif de cet album qui traverse le temps.

Lors de l’entrevue, le comédien se trouvait en pleine répétition pour le docu-théâtre qui prendra bientôt les routes du Québec. Il s’arrêtera le 4 novembre au Théâtre de la Ville à Longueuil.

«Il s’agit d’une création autour de la création du disque, explique-t-il. Vander, son partenaire, raconte son point de vue et ses anecdotes alors que l’enregistrement a eu lieu dans un chalet à Saint-Étienne-de-Bolton. Mon rôle est de mettre à l’avant-plan les textes de Dédé Fortin.»

Sur scène, il rend hommage au leader des Colocs et à la richesse de ses textes. Des chansons touchantes avec des paroles sombres, mais extrêmement lumineuses. Hubert Proulx a été happé de plein fouet par le disque à sa sortie en 1998. 

«À 18 ans, je suis allé à Calgary avec 300$ dans les poches pour sortir mon frère de la rue, se remémore le comédien. Quand je suis revenu à la fin du mois d’août, j’ai entendu Tassez-vous de d’là à la radio [il chante le refrain]. J’avais l’impression que c’était écrit pour moi. J’ai capotée là-dessus.»

Il décrit le disque comme un album mythique qui va passer à travers le temps. Avec des beats klezmer, de la musique du monde et des textes politiques qui défendent le peuple et les ouvriers. 

L’interprète sait que la pression sera grande. Les attentes sont grandes lorsqu’il est question de Dédé Fortin. «Je suis capable de la gérer cette pression, assure-t-il. Je suis fébrile à l’approche du spectacle. Les gens vont être touchés par la présentation, surtout avec la mort tragique qu’a connue Dédé. Je pense que personne ne va sortir indifférent de la salle.»

Un acteur aux multiples facettes

Hubert Proulx vit présentement une période faste de sa carrière. Il a pris les traits de Pierre Poirier dans la série Indéfendable, probablement le rôle le plus intense de la rentrée télévisuelle. «C’était casse-gueule comme rôle, indique-t-il. La ligne était mince parce que je ne devais pas avoir l’air de jouer au fou. Mais c’était un beau défi surtout dans une quotidienne. Un matin, j’ai tourné 11 scènes intenses avant le lunch. À la fin, j’étais brûlé.»

Le comédien tourne aussi en ce moment dans l’ultime saison de Léo. Il y prête les traits de Pouliot, un drôle de numéro à l’opposé de Pierre Poirier. «Je suis sur une belle séquence, assure-t-il. Tout à coup, j’obtiens un succès populaire. Les diffuseurs découvrent l’étendu de mon registre et je peux montrer plusieurs facettes.»

Sa carrière n’est toutefois pas soudaine, lui qui compte 38 spectacles de théâtre à son actif et qui obtient des rôles aux petit et au grand écran depuis 1996. 

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Dehors novembre, le docu-théâtre, est présenté le 4 novembre au Théâtre de la Ville. (Photo : Gracieuseté)