TENDANCE. Tandis que la foire alimentaire des Promenades St-Bruno se refait une beauté, des camions de bouffe de rue ont fait leur arrivé dans le stationnement du centre commercial, au grand plaisir des clients. Deux camions que l’on peut voir à Montréal et ailleurs sont la propriété de restaurateurs de l’agglomération, qui doivent exporter leur talent à l’extérieur de leur ville d’origine.
Résident de Longueuil, Samuel Fortier-Auclair et ses quatre associés possèdent un camion depuis maintenant quatre ans. Avec leur embarcation Pas de cochon dans mon salon, ils étaient parmi les six premiers membres de l’Association des restaurateurs de rue du Québec.
À bord de leur camion, ils parcourent les routes de Montréal, mais aussi de l’ensemble du Québec, participent à divers festivals, événements et mariages et offrent aussi le service de traiteur.
Une autre unité mobile de restauration, Le quai roulant, est la propriété de résidents de Boucherville, Julien Messier-Cousineau et sa conjointe, Julie Poulin.
Un métier dur, mais passionnant
Lorsqu’il travaille dans son camion, Samuel Fortier-Auclair va à la rencontre des clients. «On est à l’avant-scène et pas caché dans la cuisine comme dans un restaurant. On peut leur parler de ce qu’on fait et on a une proximité avec le client.»
Les propriétaires de camions ont tous un local qui a pignon sur rue, où ils préparent les aliments avant de prendre la route, ce qui fait en sorte que rentabiliser leur commerce est un défi. La plupart des restaurateurs de rue ont un autre projet en parallèle qui leur permet d’être rentables, malgré la soixantaine d’heures par semaine travaillées durant la haute saison des camions.
«Les camions sont souvent une carte de visite pour nos autres activités, explique Samuel. On aime le concept, mais ce midi, j’ai vendu pour seulement 68$, contrairement à d’autres jour où la caisse monte à plus de 1000$. Aujourd’hui, si je déduis le salaire de mon employé, mon essence et l’usure du camion, j’ai perdu de l’argent.»
À la recherche de la clientèle idéale
Il ne faut pas négliger le facteur météo qui influence beaucoup cette branche de la restauration, au même titre que les restaurants jouissants de terrasses.
Julien Messier-Cousineau explique que les camions doivent suivre un horaire qui leur est imposé et qu’il est possible de consulter sur le site montreal.streetfoodquest.com.
De bonnes et de moins bonnes journées sont à prévoir pour les commerçants itinérants. Entre un lundi dans un parc de Lasalle et un samedi au Grand Prix de Montréal, rien n’indique qu’une de ces journées sera plus rentable que l’autre, selon Julien.
«Certains sites de festivals nous demande de généreuses contributions et ne sont pas si rentables au bout du compte. Lorsqu’on va au festival Osheaga par exemple, on sait que ça va être payant. Pour les sites dans la ville, s’il fait beau, ça peut être super, mais lorsque la température n’est pas au rendez-vous, parfois on ne sort même pas.»
