Candidat du Parti québécois à l’élection partielle dans la circonscription de Marie-Victorin, Pierre Nantel déplore que Longueuil se classe au 2e rang des villes effectuant le plus de déversements d’eaux usées, alors qu’elle est la 5e ville en importance dans la province. Pour lui, la solution passe par des investissements massifs du gouvernement pour moderniser et améliorer les infrastructures d’assainissement et de gestion des eaux usées.
La Ville a dévoilé, il y a quelques jours, qu’elle pourrait déverser jusqu’à 300 millions de litres d’eaux usées dans le fleuve au printemps et à l’automne pendant des travaux au centre d’épuration.
«C’est vraiment énorme! Et c’est la responsabilité du gouvernement du Québec de trouver des solutions concrètes et pérennes pour limiter au maximum ces événements dans l’avenir», plaide le candidat, appuyé par le député de Jonquière et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques et pour le Conseil du trésor, Sylvain Gaudreault.
Pour lui, la Ville ne doit pas être la seule à payer la facture, elle qui prévoit plus de 100 M$ dans son programme triennal à cet effet. D’autant plus qu’elle souffre de sous-financement depuis des années, dit-il.
«À Longueuil, c’est plus de 600 M$ qui devront être investis par les paliers québécois et fédéral pour la modernisation des infrastructures de traitement des eaux usées et potables. C’est donc notamment à Québec de prendre le relais; le gouvernement doit faire preuve de leadership et mieux épauler l’administration de Longueuil dans ses efforts pour moderniser ses installations.»
À défaut, il en découle des impacts néfastes sur l’environnement par la diffusion de contaminants dans l’eau, ainsi que sur la qualité de vie des citoyens. Et ce, pas seulement à Longueuil, mais aussi auprès des autres Municipalités qui vivent pareille situation.
Le Parti québécois réclame depuis des années un grand chantier de modernisation des systèmes d’assainissement et de gestion des eaux usées. Selon le parti, la solution passe notamment par un financement bonifié, stable et prévisible destiné aux municipalités.
