Avec ses 13 candidats aux postes de conseillers municipaux ou conseillers d’arrondissement, Option Alliance constitue la plus importante délégation face à la mairesse sortante de Longueuil, Catherine Fournier. Si la formation ne présente aucun candidat à la mairie, elle assure cependant le rôle vital qu’elle pourrait jouer dans la prochaine administration.
Karl Ferraro et Erika Marchand sont clairs : «il faut de l’opposition» au conseil de ville de Longueuil.
Pour ces deux membres fondateurs d’Option Alliance – la troisième, Susan Rasmussen, n’a pu se joindre à l’entrevue alors qu’elle avait la Covid – chaque conseiller de l’opposition supplémentaire peut apporter quelque chose de plus à la Ville.
«L’opposition, ce n’est pas juste de s’opposer, on est vraiment là pour être capable d’amener des visions différentes. Si tous les 13 sont élus, c’est 13 visions différentes versus une ligne de parti», estime Mme Marchand.
Lors du précédent mandat, 13 des 15 conseillers municipaux étaient de la formation de la mairesse. Un 14e, Sylvain Joly à Greenfield Park, était appuyé par le parti de Mme Fournier et s’est joint à sa formation comme candidat à la prochaine élection.
Malgré tout, Mme Marchand, qui travaillait dans le bureau du conseiller de l’opposition, a vu une réelle valeur à avoir une opposition.
«En arrière-scène, on a quand même eu une bonne collaboration avec le cabinet de la mairesse. On était capable d’avancer des projets, de retirer des projets de l’ordre du jour, de les retravailler parce qu’on avait déjà vu des affaires qui n’étaient pas correctes là-dedans, même avant que ce soit rendu public. Si on est comme ça, mais treize à la place d’un, c’est sûr qu’on va avancer encore plus», soutient-elle.
Indépendants dans des valeurs communes
Si l’équipe ne présente pas de candidat à la mairie, c’est par cohérence avec sa philosophie, assure-t-elle.
«Il faut suivre ce qu’un chef dit, et nous, notre philosophie, c’est de ne pas être lié à une ligne de parti. C’est la force de notre parti, on peut avoir chacun nos décisions pour nos districts», souligne M. Ferraro.
Ainsi, deux conseillers d’Option Alliance pourraient voter différemment selon le projet.
La formation a tout de même des valeurs communes auxquelles les conseillers indépendants adhèrent : la justice sociale, la participation citoyenne et le développement durable.
Elle entend aussi publier une plateforme électorale avant le vote par anticipation.
«Par contre, ce ne sera pas une liste d’épicerie, des promesses qu’on va faire ci, qu’on va faire ça. Ce sera vraiment de respecter nos trois grands objectifs et se demander chaque fois qu’une décision sera prise : est-ce que ça respecte ces trois objectifs-là? Est-ce que les citoyens ont été bien informés? Est-ce qu’on est capable de voir de la rigueur dans ces décisions-là?» détaille Mme Marchand.
Arrondissements
En regardant les candidats qui se présentent pour la formation, on note une formation presque complète pour les arr. Greenfield Park (trois candidats sur trois) et Saint-Hubert (six candidats pour sept districts).
Pour Option Alliance, l’objectif n’est pas de donner plus d’indépendance aux arrondissements, plutôt de consolider les acquis qu’ils ont.
«On est tous des Longueilloise et Longueuillois, mais il faut garder ce qui est là. On a des arrondissements pour une raison. On avait le choix de défusionner, on est resté fusionné, mais on est resté avec nos identités», souligne Erika Marchand.
Celle qui a grandi le secteur Laflèche, district pour lequel elle est candidate, estime que les compétences d’arrondissement doivent le rester et évoque la politique de reconnaissance des organismes en exemple. C’est d’ailleurs celle-ci qui avait mené Susan Rasmussen à quitter le parti Option Greenfield Park au printemps.
«Ce n’était pas demandé, et maintenant c’est tout sur pause pour réévaluer ce qui va fonctionner. Ce sont des affaires comme ça qu’il faut arrêter de faire», affirme Mme Marchand.
Priorité
Lorsqu’on leur demande chacun une priorité s’ils sont élus pour le prochain mandat, le service aux citoyens revient chaque fois.
«C’est vraiment la proximité avec les gens, de rester proche de mes citoyens. Je suis là pour le citoyen», soutient M. Ferraro, qui se présente dans le district LeMoyne-Jacques-Cartier.
«C’est ce qu’on partage, tous les candidats. On n’est pas là pour faire des promesses vides. Le seul engagement qu’on prend, c’est un engagement fort envers les citoyens, de les écouter, de mieux représenter leur identité dans leur district», ajoute Mme Marchand.


Excellent!
L’opposition est très bien, par contre il est important de prendre en ligne de compte ce que vous allez faire pour le citoyen ou la citoyenne vivant à Longueuil. Dans l’article qui suit je n’arrive pas à saisir clairement la volonté de votre intérêt envers tous, car être à l’écoute et avoir plusieurs voix différentes c’est important, mais j’aimerais savoir en détails ce que l’opposition veut apporter dans chaque hémisphères de la ville. La justice sociale par exemple qu’elles sont vos cartes sur table pour rendre celle-ci de manière concrète. Le développement durable que voulez-vous faire pour les infrastructures et l’environnement de Longueuil. La participation citoyenne qu’elle s sont les activités où les projets qui mettra en valeur notre contribution en tant que citoyen ou citoyenne de Longueuil.
L’équipe de la mairesse Fournier à cru au tout permis… voyant l’absence d’Opposition. Leurs accomplissements pendant les 4 dernières années ont souvent été effectués au détriment de la qualité de vie de plusieurs citoyens payeurs de taxes foncières, ce crénot étant le plus important générateur de fonds dans les coffres de la ville; mais elle semble incapable d’être reconnaisante à cet effet! On a besoin d’opposition, SVP, allons-y avec OPTION ALLIANCE.
A la lecture de cette entrevue, il n’est toujours pas clair ce que veulent vraiment les candidats d’Option Alliance. « Etre proches » c’est bien, mais encore ?
Greenfield park et Saint-Hubert sont directement concernés par l’expansion de l’aéroport, le plus gros projet sur l’agglomération de Longueuil. Qu’en pensent ces candidats ? Sont ils proches des futures victimes de la pollution sonore et atmosphérique ? de ceux qui vont connaitre une dépréciation de leur maison ? ou sont ils proches des responsables de l’aéroport ? Ils ont encore un peu de temps pour répondre à notre questionnaire pour clarifier leur position (voir notre page FB pour nous contacter).
En attendant, le témoignage de K. Ferraro est intéressant puisqu’il a fait partie de la Coalition Fournier : il a noté une tendance au caporalisme.