Le Tribunal administratif du travail (TAL) a suspendu le droit de grève des chauffeurs du Réseau de transport de Longueuil (RTL), jugeant que le syndicat n’assurait pas la prestation de services essentiels durant les journées de débrayage prévues les 9, 10 et 11 septembre. La décision, rendue publique le 4 septembre, garantit le maintien des services d’autobus selon l’horaire habituel.
Dans sa décision, le TAL souligne les risques pour la sécurité publique en cas de grève, évoquant «des débordements sur la voie publique» au Terminus de Longueuil et au REM, ainsi que «des altercations et des comportements agressifs causant une menace réelle pour la santé et la sécurité».
Le Tribunal conclut qu’il est «patent que les “services essentiels” contenus dans la liste du syndicat, en considérant qu’on puisse les qualifier comme tels, sont insuffisants».
Sans convention collective depuis le 31 décembre 2024, le Syndicat des chauffeurs du RTL (SCFP 3333), qui représente 714 conducteurs, avait déposé un avis de grève de trois jours le 27 août.
Plusieurs points ont déjà été réglés à la table de négociation, mais les discussions achoppent toujours sur les enjeux monétaires. Le syndicat rappelle par ailleurs que ses membres ont adopté un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève dans une proportion de 99,03 %.
Le Courrier du Sud a tenté ce matin de rejoindre le Syndicat des chauffeurs afin de connaître sa réaction face à la décision du TAL.


