Nicholas Cenacle a le sourire facile et on le comprend. Après une année marquée par les blessures, le receveur de l’équipe de football de l’université d’Hawaï a terminé son parcours universitaire en attrapant le touché gagnant avec 10 secondes à faire lors du dernier match de l’année. Et maintenant, l’athlète qui portait autrefois les couleurs des Rebelles de Saint-Hubert et des Packers de Greenfield Park est fin prêt à laisser sa marque chez les professionnels.
Chaque année depuis son arrivée à Hawaï, Nicholas Cenacle se donnait pour objectif de s’améliorer, de franchir des étapes. «J’ai doublé mes statistiques chaque année», rappelle-t-il. Et les statistiques lui donnent raison. Même qu’il a pratiquement triplé ses passes attrapées chaque saison entre sa 1re et sa 3e année.
Toutefois, les blessures ont considérablement réduit son élan à sa 4e et dernière saison.
Si bien qu’il n’avait pas joué de match depuis plus d’un mois lorsqu’il a foulé le terrain du Clarence T.C. Ching Athletics Complex, le 24 décembre, pour participer au Hawaii Bowl, un prestigieux match de championnat pour lequel l’université d’Hawaï n’avait pas participé depuis 2019.
De son propre aveu, il n’aurait jamais pu s’imaginer un tel scénario où il donnerait la victoire à son équipe avec 10 secondes au cadran.
«J’avais une blessure au pied, j’étais limité dans les pratiques, je n’étais pas à 100%. Mais je voulais me battre pour mon équipe, mes coéquipiers. Et finalement, ça s’est terminé comme un conte de fées!» lance-t-il avec joie.
Les yeux vers les pros
Aujourd’hui, son pied va mieux. Il se sent en bonne santé et se prépare pour tout le processus qui vient en vue de pas un, mais deux repêchages. D’abord, celui de la NFL, où il veut surtout se préparer pour ce calibre, explorer toutes les occasions qui viennent à lui.
Ses forces? «Je suis physique. Je suis polyvalent. Pendant mon temps à Hawaï, j’ai joué sur les unités spéciales, comme receveur extérieur et intérieur. À l’intérieur, la carrure typique, ce sont des petits joueurs rapides. Et moi, je suis 6’2’’, 200 livres, donc je suis physique, mais aussi rapide. Je suis difficile à couvrir pour une défense!» décrit-il.
Mais aussi, on devine rapidement qu’il est un passionné de football. Il souligne le travail fait à Hawaï pour apprendre à lire les défensives adverses et dit amener un aspect d’entraîneur dans sa façon de jouer.

Quand on lui demande qui l’inspire chez les pros, il cite de nombreux receveurs : «j’aime vraiment des joueurs comme Mohamed Sanu, Jakobi Meyers, Stefon Diggs. Calvin Ridley, j’aime bien regarder ses tracés. Davante Adams, ses releases, comment il est patient». Il s’inspire même chez ses coéquipiers. «Pofele Ashlock, il est vraiment bon pour les tracés aussi, ses jeux de pied. Alors je lui posais des questions, puis on s’aidait».
Un vrai étudiant du football alors? «100%! Mes journées sont consacrées à regarder du football! C’est ce que j’aime faire», assure-t-il.
Et si jamais l’expérience NFL ne fonctionne pas, il voit comme une bénédiction le fait d’être canadien et de pouvoir être repêché et joué dans la Ligue canadienne. En août dernier, la centrale de recrutement de la ligue canadienne l’avait d’ailleurs classé 4e meilleur espoir canadien en vue du repêchage.
«La meilleure décision de ma vie»
Nicholas Cenacle aurait bien pu jouer son football universitaire au Québec. C’était même le parcours le plus probable pour lui.
«J’étais à une semaine de jouer à McGill, puis j’ai reçu un l’appel pour aller jouer à Hawaï. Sans visite, sans rien, j’ai juste dit oui, j’accepte, j’ai pris mes bagages et je suis parti pour Hawaï! Et c’était la meilleure décision de ma vie!» soutient l’athlète.
Il décrit Hawaï comme le paradis, mais évoque aussi la gentillesse et de la cordialité des habitants de l’archipel, ainsi que leur grande passion pour le football. «Ç’a été toute une expérience», exprime-t-il avec un grand sourire.
De bons souvenirs, il en garde également de ses passages avec les Rebelles de Saint-Hubert et les Packers de Greenfield Park et garde encore le contact avec ses anciens coéquipiers.
Cenacle évoque une année en particulier à Greenfield Park, où avec un alignement de seulement 26 joueurs, la formation s’était rendue en finale. «On était 26 dawgs! Les 26 meilleurs joueurs du civil! On aurait pu gagner, mais on était un peu blessé», se remémore-t-il.
Le receveur exprime par ailleurs sa reconnaissance de voir d’anciens entraîneurs de cette époque partager ses exploits sur les réseaux sociaux. «Ça fait chaud au cœur. Parce que ce sont eux qui m’ont lancé», relève-t-il.
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Un super BRAVO à Nicolas Cénacle pour sa persévérance et nos souhaits de grands succès pour ce qui s’en vient.