Texte du Brossard Éclair

COMÉDIE. Après plus de 600 représentations, le spectacle Ladies Night continue de sillonner le Québec avec tout autant de succès, sinon plus. Du 28 au 30 juillet et du 11 au 13 août, Frédéric Pierre, François Chénier, Michel Charrette, Marcel Lebœuf, Guillaume Lemay-Thivierge et Sylvie Boucher, alias Fred, Normand, Benoit, Gérard, Sylvain et Glenda, fouleront les planches de L’Étoile Banque Nationale, pour le plus grand plaisir des habitués et des nouveaux venus.

Succès populaire tant au Québec que dans le monde entier, Ladies Night se déroule dans une ville ouvrière où une bande d’amis à la recherche d’un emploi décideront de monter un spectacle de strip-tease en se transformant en danseurs, même s’ils n’ont pas la danse dans le sang ni le physique de l’emploi.

Même si l’histoire demeure la même depuis le début de la tournée en 2001, beaucoup d’aspects du spectacle ont changé à travers le temps. Depuis peu, même les décors ont été revampés.

«Je dirais qu’on est rendu Ladies Night version 2.0, lance d’abord le comédien Michel Charrette. C’est un show qui est en constante évolution par rapport à toutes les chorégraphies et les numéros de production. À chaque 50 ou 60 spectacles, on se réunit pour voir ce qui fonctionne, ce que l’on pourrait changer et améliorer, comme les costumes ou les chorégraphies.»

Sujet universel

Peu de productions peuvent se vanter d’être encore sur les rails après 15 ans. C’est certainement le sujet, qui touche à peu près tout le monde dans la salle, aux dires de Michel Charrette, qui fait le succès de Ladies Night.

«Ce n’est pas juste un show de théâtre; il y a du stand-up, de la variété, du chant, de la danse, mais aussi des passages dramatiques. Nous n’avons vraiment aucune étiquette et je crois que ça plaît à tout le monde. C’est de la distraction et nous voulons rendre les gens heureux, tout simplement.»

Si le spectacle a d’abord été présenté aux femmes, de plus en plus d’hommes font désormais partie du public de  Ladies Night se reconnaissant dans les personnages masculins.

«Ils reconnaissent un gars de la ligue de garage, un cousin ou un oncle, mais souvent, ce sont eux qui ont le plus de fun. Ils se reconnaissent parce que nous montrons le quotidien, ce que les gens veulent voir et sont gênés de faire. De rire de ce qui t’arrive dans la vie, ça exulte le trop plein et ça fait du bien», analyse Michel Charrette.

Chimie inestimable

@R:Au fil des années, tous ceux qui ont participé à Ladies Night sont devenus de grands amis, ce qui ajoute un aspect encore plus réel à la production.

«Faire Ladies Night pour nous, ce n’est pas une corvée, c’est plutôt comme une thérapie. On s’échange nos problèmes, nos bons coups, nos mauvais coups,  »comment ça va avec tes enfants »; donc, le plaisir de jouer la pièce est toujours-là, mais le fun d’être ensemble avant, pendant l’entracte et après le spectacle est tout aussi important», explique Michel Charrette.

Le spectacle est tellement bien rodé que peu de répétitions sont nécessaires, mis à part quelques ajustements avant d’entamer chacune des tournées.

«Nous l’avons joué tellement souvent que nous l’avons dans le corps. Je dirais que ça revient tout seul. J’ai un numéro avec Sylvie Boucher où elle me montre à danser et ça dure presque vingt minutes, mais ce numéro-là, on ne le répète jamais parce que ça change tous les soirs. On s’écoute et on se suit, ça donne toujours quelque chose de différent», conclut-il.