Le 26 mars, le conseil d’établissement (CÉ) de l’école primaire Louis-Lafortune de Delson a pris la décision d’abolir le programme d’anglais intensif en 5e année à la prochaine rentrée scolaire. Sophie Fischer, une mère favorable à son maintien, déplore ce choix.

Un sondage avait été réalisé auprès de plusieurs parents. Selon les informations de Mme Fischer, qui a discuté avec d’autres parents et des membres de la direction, il y a eu environ 300 répondants. Environ 90% d’entre eux auraient voulu garder le programme. Celui-ci est en place depuis plus de 20 ans.

Les résultats officiels de ce sondage seront rendus publics «dans les meilleurs délais», laisse savoir la régisseuse au Service des communications à la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS) Hélène Dumais.

Mme Fischer est maman de trois enfants, dont un garçon de 13 ans qui est passé par la classe d’anglais intensif et une fille qui n’a pas été sélectionnée pour le programme. Elle a vu la différence.

«Mon fils a beaucoup plus de facilité et il a une très bonne base de bilinguisme. C’est un beau programme qui a fait ses preuves», dit-elle.

Son autre enfant, âgé de 8 ans, fréquente toujours l’école.

La mère croit aussi que ça peut désavantager les élèves qui voudraient accéder au Programme d’éducation internationale (PEI) à l’école secondaire.

La CSGDS affirme néanmoins que «les tests d’admission au programme d’éducation internationale ne considèrent pas le niveau d’anglais». La Commission scolaire spécifie aussi que la décision d’abolir l’anglais intensif n’est pas lié à des raisons monétaires, puisqu’«il n’y a pas de coûts supplémentaires rattachés au programme».

Direction

La direction de l’école a pour sa part proposé le maintien de l’anglais intensif pour la prochaine année scolaire. Les enseignants ont aussi été consultés, sans se prononcer officiellement.

«Ils ont remis la décision entre les mains des membres du conseil d’établissement par le biais du vote qu’ils devaient exercer», affirme la CSDGS.

Le CÉ dit vouloir mettre l’accent sur les matières obligatoires.

La Commission scolaire et l’école soutiennent que bien que l’offre d’anglais intensif soit intéressante pour plusieurs élèves, «elle ne représente pas une obligation d’enseignement au regard de la Loi sur l’instruction publique (LIP)».

Options

Dans une lettre envoyée aux parents des élèves à l’école Louis-Lafortune, dont Le Reflet a obtenu copie, la direction laisse savoir que «cette décision ne veut pas dire que le programme ne sera plus jamais offert».

Elle ajoute que les élèves de 5e année auront 90 minutes d’anglais par semaine et qu’elle évalue la possibilité d’offrir de l’enrichissement après l’école ou sur l’heure du dîner.