MUSIQUE. Pour sa programmation printanière, le Sommet des arts et de la musique de Longueuil(SAM), orchestré par Gregory Charles, se voulait plus inclusif. En recrutant des chœurs de partout, dont deux de l’arr. de Saint-Hubert, les trois concerts en églises qui seront présentés gratuitement du 13 au 15 mai se veulent rassembleurs.

En établissant un partenariat avec Longueuil, Gregory Charles savait que la Ville aurait son mot à dire dans la programmation. Voilà pourquoi les concerts présentés ce printemps se veulent plus communautaires.

«La Ville voulait que les citoyens participent et il n’y a rien de plus rassembleur que le chant choral. Longueuil est particulièrement riche en chœurs, qui se déclinent de différentes manières: classique, pop, jazz, Broadway… Nous voulions créer une belle réunion de tout ça», explique le maître d’œuvre du SAM, qui se contentera d’être en coulisses plutôt que sur la scène lors des concerts.

Deux chorales de Saint-Hubert font partie de l’événement: Shanédane prendra part au concert du 13 mai à l’église Saint-Anastase de Greenfield Park et Harmonicœur sera en performance le 15 mai à l’église de Saint-Hubert.

«Il y a des milliers de choristes à Longueuil, j’en suis certain. Le choix des chœurs s’est fait selon les disponibilités de chacun et le concept des spectacles. La raison pour laquelle deux groupes sont de Saint-Hubert et aucun des autres arrondissements est simplement dû au fait que certains ensembles vocaux présentent leur spectacle annuel à cette période et comme ils ne veulent pas diviser leur public, ils choisissent de se concentrer sur leurs propres projets. Les chœurs de l’extérieur y trouvent quant à eux leur compte puisqu’ils jouent devant de nouveaux spectateurs, qui ne sont pas leur famille et leurs amis.»

Ainsi, des harmonies de Granby, Gatineau, L’Orignal, Laval et Saint-Basile-le-Grand seront aussi de la fête. Un troisième concert sera offert le 14 mai à l’église Sacré-Cœur-de-Jésus de Longueuil.

Un défi stratégique

Le SAM s’est donné la mission de couvrir tout le territoire avec ses événements. Ce sera ainsi la première fois que l’arr. de Greenfield Park accueillera un spectacle, le 13 mai.

«C’est compliqué stratégiquement d’organiser un événement dans différents lieux, fait remarquer Gregory Charles. Contrairement à la majorité des festivals, on ne concentre pas les spectacles en un lieu, mais c’est aussi notre objectif.»

Un festival encore dans l’enfance

Gregory Charles explique d’emblée que le SAM est encore au stade de l’enfance et qu’il faut lui laisser le temps de mûrir avant de le juger.

«Le Festival d’été de Québec, le Festival de Jazz, le Festival Juste pour rire ont tous 40 ans. Quand on regarde en arrière, ils ont beaucoup changé. Rappelez-vous, c’était moi la vedette à Québec il y a 10 ans, alors que maintenant, on parle de Foo Fighters ou des Rolling Stones», fait remarquer le musicien, qui a de grandes ambitions pour le SAM.

«Nous avons touché à plein de choses à l’été 2015, avec le Chic-Nique, l’hommage à Pink Floyd et le concert à la cocathédrale avec Marc Hervieux. Notre concert avec Florence K était aussi merveilleux dans le temps des Fêtes. Maintenant, on veut aller vers le collectif et inclure la population à l’événement.»

Pour la mairesse Caroline St-Hilaire, le SAM enrichit l’offre de services culturels, génère des retombées au sein du milieu et résonne au-delà des frontières de la ville.

«Le SAM a connu un vif succès l’an dernier et nous sommes très heureux de pouvoir offrir à nouveau cette année ce rendez-vous musical grandiose et gratuit à tous nos citoyens», a-t-elle indiqué par voie de communiqué.

Un été qui promet

Pour sa programmation estivale, Gregory Charles promet de revenir avec des événements qui toucheront la gastronomie, le chant, la danse et l’art oratoire.

Au programme: célébration d’œuvres de Shakespeare et événement qui soulignera la mort récente d’artistes de renom, entre autres.