Plus d’un mois après l’inauguration d’une Vélostation dans les locaux de l’Université Sherbrooke adjacents au Terminus Longueuil, force est de constater que le projet ne remporte pas le succès escompté.
Le local sécurisé pour vélos, accessible à partir de la place Charles-Le Moyne, est pratiquement vide le plus souvent du temps. Le Courrier du Sud y a effectué plusieurs vérifications, et a constaté que le local abrite, la plupart du temps, que 3 ou 4 vélos alors que l’installation peut en recevoir jusqu’à 78.
L’Agence métropolitaine de transport (AMT) assure de son côté que la Vélostation reçoit en moyenne, de douze à quinze vélos par jour.
Les organisateurs affirmaient pourtant, lors de l’inauguration en présence de l’Université de Sherbrooke et de la Ville de Longueuil, le 22 avril, que le projet suscitait un engouement certain et que les réservations étaient déjà complètes. L’AMT encourage d’ailleurs les utilisateurs potentiels à s’inscrire sur une liste d’attente disponible sur son site internet.
L’inscription est gratuite, mais est limitée aux abonnées Opus+ et aux étudiants du Campus de Longueuil de l’UdeS dument inscrit.
La conseillère aux relations médias de l’AMT, Fanie Clément St-Pierre, a indiqué qu’un processus de rodage était souvent nécessaire dans ce type de projet.
«On n’est pas du tout inquiet, explique-t-elle. On a une centaine de noms sur la liste d’attente, c’est une question de temps avant que tout se mette en branle. Il est tout à fait normal que ce soit plus tranquille au début, il y a souvent un processus de rodage. Ç’a été la même chose pour la Vélostation à Deux-Montagnes qui a mis plusieurs mois avant d’opérer à plein rendement. Les choses vont très bien là-bas maintenant.»
Fanie Clément St-Pierre estime également que la mauvaise température au printemps ainsi que la fin de la session d’hiver au campus de l’Université de Sherbrooke peuvent expliquer la faiblesse de l’achalandage.
«On se donne encore un moment pour évaluer la situation, dit-elle. La rentrée scolaire à l’automne nous donnera une bonne indication. En septembre, ça devrait être rodé.»
Le projet, estimé à 70 000$, a été financé par le ministère des Transports dans le cadre du programme de Mesures d’atténuation de la congestion routière.

