SANTÉ. Les résidents de la Montérégie ont un risque élevé d’être exposés aux tiques porteuses de la maladie de Lyme.
En date du 16 juillet, trois cas ont été déclarés dans la région pour l’année 2016. Toutefois, comme l’indique la directrice de santé publique de la Montérégie, Julie Loslier, le portrait de la situation sera plus exact à la fin de la saison.
Selon les données de 2015, 55 cas ont été répertoriés en Montérégie, ce qui représente le tiers des cas au Québec. Ce nombre important témoigne de la progression de la maladie dans la région au cours des dernières années. En 2010, seulement quatre cas avaient été confirmés.
Chacun des trois centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie compte des villes à risque élevé d’être exposées aux tiques infectées par la bactérie causant la maladie de Lyme. Toutefois, les municipalités limitrophes du nord-est des États-Unis, d’où provient la maladie, sont particulièrement touchées.
Les changements climatiques jouent aussi un rôle sur la présence des tiques dans la région, car ils augmentent ses chances de survie.
«Nous avons des hivers qui sont plus cléments, alors la période où la tique est active s’allonge», explique Patricia Hudson, médecin-conseil à la Direction de santé publique de la Montérégie.
Bien se protéger
Bien que moins de 20% des tiques sont porteuses de la maladie de Lyme, les résidents des villes ayant un risque élevé d’être exposés doivent prendre des précautions pour ne pas se faire piquer. Cela est d’autant plus important puisqu’aucun produit ne peut être utilisé pour enrayer les tiques.
«C’est important de comprendre que notre message n’est pas de limiter nos activités physiques à l’extérieur, mais de comprendre quels comportements nous pouvons avoir pour nous protéger et comment reconnaître la présence de tiques pour pouvoir les enlever rapidement.»
– Julie Loslier, directrice de santé publique de la Montérégie
Puisque les tiques se retrouvent principalement dans les zones boisées et les hautes herbes, il est important de demeurer dans les sentiers dégagés. Lors de la pratique d’activités extérieures, les médecins suggèrent aussi d’utiliser du chasse-moustiques et de revêtir des vêtements longs aux couleurs claires. Toutefois, prendre des précautions n’est pas suffisant; l’inspection au retour demeure essentielle.
«Quand la tique est retirée en dedans de 24 heures, il n’y a pas de risque de transmission de la maladie», mentionne la directrice de santé publique.
Les symptômes de la maladie de Lyme
Rougeur de la peau, indolore, de plus de 5 cm autour du site de la piqûre
Fièvre
Fatigue
Maux de tête
Douleurs articulaires
Les symptômes apparaissent dans les 30 jours suivant la piqûre par une tique. Un traitement de deux à trois semaines aux antibiotiques généraux oraux suffit à traiter la majorité des personnes atteintes par la maladie de Lyme
