ENQUÊTE. Sept vies ont été fauchées lors de l’écrasement de l’avion que pilotait Pascal Gosselin le 29 mars aux Îles-de-la-Madeleine. Après avoir complété l’enquête sur le terrain le 5 avril, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) analysera maintenant en profondeur la carcasse de l’appareil.
Le BST a confirmé que l’avion Mitsubishi MU-2B-60 a été transporté à son laboratoire d’Ottawa. Des spécialistes se pencheront sur l’information qui pourrait être recueillie du dispositif d’enregistrement qui se trouvait à bord et qui est toujours en parfaite condition.
Le BST a également offert un compte rendu des faits qu’il lui a été possible de confirmer à la suite de l’enquête sur le terrain.
Selon les conclusions, l’avion en provenance de Saint-Hubert s’est écrasé à 12h30, à 2 km de l’aéroport des Îles-de-la-Madeleine, alors que les conditions météorologiques étaient difficiles. Pluie, vent et brume ont contribué à l’écrasement, le moteur de l’appareil étant toujours en action au moment du drame.
L’enquête a été réalisée en collaboration avec La Garde côtière canadienne, la Sûreté du Québec, Transports du Canada et le Bureau du coroner, ainsi que le National Transportation Safety Board (NTSB) des États-Unis, puisque l’appareil était immatriculé aux États-Unis.
Rappelons qu’en plus du pilote et du copilote, l’ancien ministre Jean Lapierre et quatre membres de sa famille ont perdu la vie dans cet accident.
Dernier au revoir à Pascal Gosselin
L’entourage du pilote Pascal Gosselin s’est par ailleurs réuni à La Prairie samedi dernier pour une cérémonie funéraire. Pascal Gosselin, 46 ans, laisse notamment dans le deuil son épouse et trois enfants, de même que son père, sa mère, ses deux sœurs et de nombreux parents, amis et collègues.
