Une athlète châteauguoise se retire de sa carrière internationale. Milly, une chienne de race corgi de 9 ans, a terminé ses deux derniers championnats du monde en agilité canine au sommet de sa forme.
La corgi a réussi ses deux courses à la perfection lors des Championnats du monde d’agilité en Autriche en septembre 2022. Comme le défi consiste à éviter des obstacles à toute vitesse, on s’attend souvent à y voir des chiens avec des pattes plus longues et un dos plus court que de la petite Milly, explique sa maîtresse et manieuse, Maya Celuch.
D’ailleurs, c’est grâce à Milly que l’équipe canadienne a pu avoir un classement dans la compétition. Elle était la seule membre de l’équipe de quatre chiens avec leurs manieurs à ne pas être éliminée. En fait, la corgi avait réussi à compléter ses deux courses sans se tromper.
Finalement l’équipe canadienne est arrivée au 20e rang sur 28 équipes. Pour le classement individuel, la corgi est arrivée en 43e place sur 112 participants lors de sa première course, et 26e à la deuxième, indique Mme Celuch.
«Je suis extrêmement fière de ce qu’elle a accompli. De pouvoir terminer sa carrière sur deux courses sans faute, c’est la crème de la crème», exprime-t-elle en soulignant que cette compétition est l’équivalent des Jeux olympiques chez les humains.
Au mois d’août, Milly a remporté la médaille de bronze au Championnat mondial d’agilité IFCS aux Pays-Bas.
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Maya Celuch et Milly lors du Championnat mondial d’agilité IFCS en août 2022. (Photo gracieuseté)
Compétitions régionales
L’athlète de quatre pattes se concentrera sur des championnats au Québec et ailleurs au Canada pour l’amour de son sport. À partir de l’âge de 7 ans, les participants des compétitions canines ont accès à la catégorie senior, qui leur donne plus de temps pour compléter les courses. Les obstacles sont également placés plus bas.
«C’est vraiment fait pour que le chien ait du plaisir et pour qu’il continue à rester en forme», indique sa manieuse.
Selon elle, Milly a eu un coup de foudre pour le sport dès le début. «J’avais installé des obstacles dans ma cour pour pratiquer un peu, relate-t-elle. Plus tard, pendant que j’étais en train de faire du jardinage, elle a commencé à faire les obstacles toute seule.»
Pendant les compétitions, Milly fait une sorte de danse avant chaque course. Il faut la quasiment la restreindre pour pas qu’elle ne parte à courir avant le lancement du départ.
«Ça reste avant tout un animal de compagnie qu’on garde à la maison, qu’on aime, qui fait partie de notre famille. C’est souvent le chien qui dicte vers où on s’en va avec le sport.»
