PARC. Nathalie Langevin, résidente du secteur du métro Longueuil, n’ose plus aller se promener seule dans le parc Jardin du Métro, à deux pas de chez elle. Des jeunes qui y consommeraient de l’alcool et le mauvais entretien du parc affectent grandement son sentiment de sécurité.
«Il y a des visiteurs qui viennent en fin de journée avec de la boisson, il y a plein de bouteilles cassées, c’est dangereux, a décrit Mme Langevin aux élus lors de la séance du conseil d’arr. du Vieux-Longueuil, le 2 juin.
Lorsqu’elle veut aller dans le parc pour promener son chien, elle se joint plutôt à quelques amies du coin «Je voudrais bien aller prendre une marche, vers 19h30 ou 20h, mais c’est épeurant à cause de cette jeunesse-là.»
Mme Langevin déplore également le mauvais entretien du parc. En plus des débris de vitres, de nombreux papiers jonchent le sol. «Ils ont tondu le gazon en passant par-dessus les verres et les sacs de Mc Donald’s qui traînaient. Ça fait plein de morceaux partout. Je n’appelle pas ça du nettoyage; j’appelle ça de la saleté.»
La résidente souhaiterait une surveillance plus accrue des policiers. Elle rapporte avoir déjà porté plainte à cause d’un homme qui se promenait nu dans le parc; les policiers l’avaient rappelée en lui disant qu’ils n’avaient rien trouvé. «J’avais l’impression de faire rire de moi, et je n’aime pas ça.»
Une autre résidente du secteur a joint sa voix à celle de Mme Langevin. «Les jeunes vont fumer de la dope, le parc est dégueulasse», a-t-elle tranché.
La conseillère Sylvie Parent s’est voulue rassurante. «La majorité de nos parcs sont très sécuritaires. Il est arrivé des incidents, mais ce sont des cas très isolés», a-t-elle indiqué.
Rien à signaler
Du côté du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), ce parc ne pose pas particulièrement problème. Au cours des deux dernières années, aucun appel n’a été reçu à cet égard, et aucun constat d’infraction n’y a été donné.
Moins de 24 heures après que les deux résidentes aient fait part de leurs inquiétudes, des policiers ont procédé à une vérification des lieux.
«Il n’y a aucune trace de débordement, que ce soit des traces d’alcool ou de drogues, assure le porte-parole du SPAL, Ghislain Vallières. Néanmoins, nous allons déployer des effectifs pour une certaine période, pour que les résidents du secteur sentent notre présence.»
M. Vallières précise que les policiers font déjà des vérifications à l’occasion. Puisque ces vérifications ne durent qu’une ou deux minutes, il est bien possible que les résidents ne s’en aperçoivent pas.
Les policiers ont les parcs à l’œil
Depuis plusieurs années, les policiers mettent en pratique le programme Parc à l’œil qui permet, notamment grâce à des sondages auprès de résidents habitant à proximité, d’identifier les parcs posant problème, tant en ce qui concerne les équipements à réparer que les activités qui s’y déroulent.
«Nous faisons aussi du porte-à-porte pour expliquer aux citoyens les procédures à suivre lorsqu’ils sont témoins d’infractions ou d’actes criminels, les informations à fournir dans ces cas», détaille le porte-parole du SPAL, Ghislain Vallières.
Un travail est également fait en partenariat avec les élus, les agents préventionnistes des cols bleus et les travailleurs des camps de jour pour intervenir rapidement dans les parcs problématiques.

