Texte du Brossard Éclair

L’installateur flottant de fondations, cette immense pièce d’équipement bleue baptisée Poséidon, ne fait plus partie du paysage du secteur de l’Île-des-Sœurs du chantier du futur pont Champlain. La dernière semelle marine du nouveau pont a été déposée dans le fond du fleuve au début juillet.

Conçu par l’entreprise belge Sarens, l’installateur flottant de fondations constituait l’une des pièces les plus visibles et sophistiquées du chantier.

«Nous avons commencé à enlever certains éléments de la partie supérieure tel que le système de rotation. Suivront les deux tours verticales et les poutres qui les relient, explique le spécialiste des équipements de levage pour Sarens, Hugo Saua. Par la suite, nous irons de l’avant avec toutes les pièces de la partie inférieure, soit les flotteurs, le plancher et les différentes sections qui le composent.»

L’opération de démontage prendra fin d’ici quelques semaines.

Lors de la conception de cet équipement spécialisé, en août 2015, la jetée ouest n’était pas complétée et les conditions de courant du fleuve étaient différentes.

«À peine un an plus tard, au mois de juillet 2016, Poséidon naviguait dans le fleuve et installait la toute première semelle avec une précision au millimètre près, rappelle le chargé de construction de l’approche ouest, Alexandre Clouthier C’est une opération à grand succès, basée sur une collaboration de tous les instants entre Signature sur le Saint-Laurent et Sarens.»

Le transport de Poséidon en pièces détachées dans un port en périphérie de Montréal mobilisera 75 camions. Certaines pièces traverseront l’Atlantique et pourront être réutilisées sur d’autres grands projets d’infrastructures. (A.D.)