Texte du Brossard Éclair

Plusieurs enjeux seront mis de l’avant lors de la Journée de l’animal de compagnie, le 6 juin, à l’aréna Michel-Normandin. Alors que l’accent était sur le micropucage l’année dernière, l’adoption responsable est le thème qu’abordera cette année le porte-parole de l’événement, le vétérinaire et animateur de l’émission Animo, Dr Sébastien Kfoury.

Parce que trop d’animaux sont abandonnés chaque année, l’objectif de l’événement est de sensibiliser les visiteurs à l’adoption d’animaux dans les refuges.

«Les propriétaires planifient mal leurs déplacements et oublient trop souvent qu’un animal peut vivre jusqu’à 20 ans. Il est important de se projeter à long terme en pensant aux déménagements et aux nouveautés dans nos vies», explique le porte-parole.

Privilégier les refuges

Le vétérinaire souhaite que ceux qui aimeraient adopter un animal se tournent plus naturellement vers les refuges, plutôt que les animaleries ou les élevages.

«C’est une tendance que nous avons de la difficulté à endiguer. Les propriétaires veulent des chiots et des chatons et vont les acheter dans un endroit précis. Malheureusement, on ne sait pas de quoi aura l’air l’animal plus tard en ce qui concerne le comportement. Lorsqu’on les choisit à l’âge adulte, on connait déjà leurs qualités et leurs défauts, ce qui augmente les chances que l’animal reste dans sa famille adoptive.»

Dr Kfoury détruit le mythe voulant que les animaux des refuges soient bourrés de «faux plis» et que souvent, ces mauvaises habitudes sont attribuables à son propriétaire.

«Les propriétaires qui n’ont pas d’expérience avec le dressage devraient adopter dans des refuges, puisque les animaux y sont déjà dressés pour la plupart et ont déjà été évalués par l’établissement. Plusieurs refuges acceptent même qu’on les amène à la maison avant l’adoption ou d’aller les voir plusieurs fois.»

Brossard à l’avant-garde

Le phénomène de l’abandon d’animal en refuge est étendu à la grandeur de la province, mais Brossard fait preuve d’innovation avec sa journée de sensibilisation.

«C’est dommage qu’il n’y ait pas d’actions concertées sur la Rive-Sud, ni même à Montréal ou sur la Rive-Nord. Ça prend des actions concertées, car sinon, les efforts de Brossard sont comme un coup d’épée dans l’eau, puisque les animaux errants des autres villes reviendront toujours vers la municipalité», constate Dr Kfoury.