La direction du Lumifest de Longueuil a fait parvenir une mise en demeure à l’intention de Festilumi, nouveau parcours lumineux au Marché central de Montréal. Elle estime que cette dénomination, par sa similarité avec le festival d’arts numériques longueuillois, porte atteinte à cette marque bien connue depuis 2019.

Festilumi propose divers parcours immersifs et lumineux au Marché central de Montréal, depuis septembre.

«Quand j’ai vu ça, ça m’a surpris, je me suis dit : c’est quoi cette affaire-là?» témoigne le directeur général d’Asphalte diffusion et fondateur du Lumifest Dominique Arcand.

Le Courrier du Sud l’a joint au lendemain de la publication de l’article de La Presse dévoilant cette récente démarche intentée contre Festilumi.

L’administrateur de Festilumi est Mathieu Tardif-Latourelle, fils du fondateur de Cavalia, qui a créé le parcours lumineux Illumi à Laval. Ce projet a pris fin en janvier 2024.

Quatre mois plus tard, Cavalia a déposé un avis de faillite.

«Ils savaient qu’on existait. Au départ du Lumifest, j’avais invité Illumi à venir, pour qu’ils puissent y installer de leurs structures et faire connaitre leur événement. J’avais déjà communiqué avec eux, et depuis, ils savaient que l’on était Longueuil», relate M. Arcand.

Il a tenté par de multiples moyens de joindre la direction du Festilumi, en vain. Le site Web ne contenant aucune coordonnée, il a utilisé le formulaire Fever, partenaire de Festilumi. Il a fait des publications sur la page Facebook FestilumI MONTRÉAL.

Il a transmis la mise en demeure au cabinet d’avocats de la famille et à l’Office de la propriété intellectuelle du Canada (OPIC).

Le festival d’arts numériques de Longueuil leur demande de cesser d’utiliser le nom Festilumi, ou tout autre nom qui pourrait porter confusion.

Car la confusion est bien réelle, constate Dominique Arcand. «Je reçois 5 à 10 appels par semaine de gens qui pensent que l’on est le Festilumi», témoigne-t-il.

À ses yeux, Festilumi porte ainsi atteinte à sa marque et constitue une infraction à son droit exclusif de l’usage du terme Lumifest, une marque enregistrée.

M. Arcand espère que ce dossier se résoudra rapidement et qu’il n’ait pas à entamer d’autres démarches judicaires. «Notre mission, c’est de payer des artistes, pas des avocats», plaide-t-il.

Rappelons que Normand Latourelle fait aussi face à une poursuite de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC). Cette dernière lui avait accordé un prêt de 5 M$ en 2021, qui n’a pas été remboursé.

Le Courrier du Sud a tenté d’obtenir des commentaires de Festilumi, via la plateforme Fever. Au moment de publier, il n’avait pas reçu de réponses.