Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Longueuil, Jacques Lemire, a profité d’un conseil municipal consensuel pour accaparer un peu de temps de glace dans le dossier de l’entretien des patinoires de l’arrondissement de Saint-Hubert. Il a proposé d’envoyer les cols bleus dans la mêlée pour entretenir les patinoires et les ronds de glace de l’arrondissement afin d’économiser sur les coûts d’entretien de ces installations.
La Ville de Longueuil a octroyé un contrat de deux ans d’une valeur de près de 750 000 $ à une entreprise privée pour arroser et assurer la surveillance des patinoires de l’arrondissement de Saint-Hubert, le 14 décembre à la séance du conseil municipal. Or, les cols bleus de l’arrondissement souhaiteraient être chargés de cette mission, selon le chef de l’opposition de la Ville, Jacques Lemire.
«Les cols bleus seraient fiers de le faire, a soutenu M. Lemire. On parle de 43 heures par semaine pour l’entretien des patinoires et ronds de glace, de même que la surveillance de 9 chalets.»
M. Lemire a proposé de procéder à un projet pilote pour l’année à venir afin de s’assurer de la bonne marche d’une telle démarche.
«Le pire qui pourrait arriver, c’est qu’on sauve de l’argent.»
:– Jacques Lemire
«J’irai les arroser moi-même si ça ne marche pas», a-t-il lancé en dérision. Il croit que les cols bleus auraient à cœur de bien entretenir les patinoires et qu’ils pourraient s’acquitter d’autres tâches lorsque le temps est trop clément, comme en ce début décembre, pour ouvrir les patinoires.
M. Lemire estime que les changements climatiques entraînent le report du début de la saison des sports d’hiver et qu’il serait plus économique de faire appel aux cols bleus pour s’acquitter de cette tâche.
La Ville également touchée par la pénurie de main-d’oeuvre
Bien que sensible à l’idée de son collègue, le responsable des finances et des infrastructures Jonathan Tabarah refuse de confier l’entretien des patinoires et des ronds de glace aux cols bleus de Saint-Hubert, du moins pour cette année.
«On n’a pas assez d’employés et on mettrait les services à la population à risque», a-t-il estimé, en invoquant l’urgence d’agir pour justifier le recours au privé.
«Les cols bleus sont surchargés et il serait déraisonnable de leur confier des responsabilités supplémentaires», a poursuivi M. Tabarah.
Ce dernier demeure toutefois ouvert à l’idée de confier l’entretien des patinoires extérieures aux cols bleus de l’arrondissement de Saint-Hubert au cours des années à venir. «Il faut bien faire les choses, avance-t-il. Il faut analyser la situation à plus long terme. On pourra toujours se retirer du contrat l’an prochain.»
