Texte du Brossard Éclair
DANSE. Si ce n’était pas d’un visa d’artiste américain qui se fait attendre, le Brossardois Peter Chrastina aurait probablement déjà signé un contrat avec Bloc Talent Agency, la plus grande agence de danseurs professionnels au monde. Le jeune danseur a déjà fait ses preuves à plusieurs reprises sur la scène internationale, notamment à la convention de danse Monsters of Hip Hop et auprès des chorégraphes de Madonna, Ariana Grande, Rihanna, Drake et plusieurs autres.
Si tout se déroule comme prévu, Peter Chrastina obtiendra son visa d’ici l’automne et pourra se rendre à Los Angeles pour y travailler avec les plus grands.
Le danseur de Brossard a débuté son art lorsqu’il était au cégep et plus il participait à des cours, plus sa passion pour la danse s’enflammait. Il est passé d’un cours par session à douze en l’espace de quelques années et a rejoint une troupe avec laquelle il a gagné les Championnats canadiens de hip-hop.
«J’ai commencé un petit peu tard par rapport aux autres, mais quand j’ai entrepris les cours, c’était simplement récréatif, se souvient-il. Du jour au lendemain, j’ai vraiment eu la piqûre, mais même quand nous avons participé aux Championnats du monde de hip-hop, c’était encore récréatif pour moi.»
Comme il savait qu’il était difficile de percer dans le milieu de la danse aux États-Unis et qu’il est presque impossible de vivre de sa passion au Québec, Peter a complété un baccalauréat en administration des affaires. Après ses études, il a reçu une bourse pour participer à un programme intensif au Broadway Dance Center à New York.
«Après mon baccalauréat, j’étais vraiment à la croisée des chemins dans ma vie. Je savais que la danse prenait une place importante, mais je savais aussi que ce serait plus facile de me ranger et de trouver un emploi. Puis, pendant une pause de quelques mois, j’ai participé à un workshop et le chorégraphe Neil Schwartz m’a choisi pour aller à New York.»
Lors de ce passage dans la Grosse Pomme, Chrastina a complété quelque 140 cours de haut niveau en l’espace de trois mois. Depuis cette incursion dans le monde de la danse américaine, il n’a cessé de poursuivre son rêve de vivre de son art.
«Ç’a vraiment été le point tournant pour moi! Je me suis dit, »c’est le moment ou jamais ». Du jour au lendemain, je su que c’était ce que je voulais faire.»
– Peter Chrastina
Travail d’acharnement
Peter Chrastina a été approché à plusieurs reprises pour travailler avec des chorégraphes de Los Angeles, notamment celui de Madonna. Toutefois, il doit attendre d’avoir son visa en main pour avoir le droit de travailler aux États-Unis.
«Ça fait déjà plus d’un an que je travaille avec une avocate de New York pour obtenir mon visa de travail. Elle a déjà obtenu d’autres visas pour des danseurs de Montréal et elle n’a jamais eu de refus, raconte Peter. Elle ne travaille pas avec tout le monde; c’est vraiment du cas par cas. Ce n’est pas un processus simple, il faut prouver que je suis un danseur d’exception. Par exemple, un de mes critères était d’avoir 15 lettres de recommandation de chorégraphes de l’industrie.»
En attendant d’obtenir le visa tant espéré, Peter enseigne la danse et s’entraîne tous les jours. Rien n’est laissé au hasard par l’artiste qui passe beaucoup de temps au gym, dans des classes de yoga et dans les studios de danse. Dernièrement, il a même participé à un programme intensif de 30 jours avec Rhapsody James, la chorégraphe de Beyonce et Trey Songz.
«De plus, lorsqu’il y a des événements de danse d’envergure au Québec ou au Canada, j’ai souvent l’occasion d’y participer. Tout récemment, j’ai pris part au Festival SiDanse à Chicoutimi et j’ai eu la chance de performer aux côtés d’artistes invités tels que Jonathan Platero et Oksana Dmytrenko, qui sont tous les deux chorégraphes pour l’émission de télévision So You Think You Can Dance – The Next Generation», explique-t-il.
