POLITIQUE. Une vingtaine de jeunes mordus de la politique de la Rive-Sud ont vécu une expérience enrichissante en participant, du 2 au 6 janvier, au 30e Parlement étudiant du Québec.

Durant cinq jours, près de 140 jeunes provenant des quatre coins du Québec ont siégé sur les banquettes des élus, dans l’enceinte même de l’Assemblée nationale, multipliant les dépôts de projet de loi, les périodes de questions et les commissions parlementaires.

Les deux partis, les Bleus et les Rouges, ont présenté six projets de loi portants entre autres sur l’indépendance judiciaire, l’environnement, la démocratie économique et la démographie.

Rôles mal compris de la population

C’est d’ailleurs Jean-Michel Laliberté, de Boucherville, qui agissait comme ministre de la Démographie pour le parti des Rouges, qui a présenté l’un des projets de loi, un document de 35 pages.

«C’est une série de mesures pour favoriser la natalité», indique le jeune de 20 ans, qui a même été nommé Recrue de l’année au terme de l’exercice.

Pourtant, sa formation actuelle – il est étudiant en Génie logiciel à l’Université Concordia – n’a rien à voir avec la politique.

«J’adore ça. Je ne m’imaginais pas l’Assemblée nationale comme ça. Je me rends compte que les rôles des politiciens sont souvent mal compris de la population», indique Jean-Michel.

Passionné de politique

De son côté, à 23 ans, le Longueuillois Guyllaume Verdon est un habitué du Parlement tudiant du Québec, lui qui en est à sa 3e participation.

Celui qui agissait à titre de leader adjoint à l’opposition et comme ministre des Relations intergouvernementales, des Autochtones et des Sports chez les Rouges étudie justement les sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal.

«Je suis passionné de politique depuis que je suis enfant», raconte celui qui milite au sein de différents partis.