Dimanche matin, plusieurs citoyens de Greenfield Park s’étaient donné rendez-vous sur la rue Bellevue, près d’une plate-blande à l’entrée de l’arrondissement. Le conseiller Wade Wilson avait invité les citoyens à planter des fleurs pour embellir la plate-bande qui a été détruite cet hiver, lors d’un accident de voiture.
Des dizaines de pots de fleurs ornent désormais le terrain. Comme les conseillers de Greenfield Park ne voulaient pas entraver le travail des cols bleus, aucune fleur n’a été plantée sur le terrain.
«Nous ne voulions pas faire de grabuges aux cols bleus! Certains de Greenfield Park nous ont même appuyés dans notre démarche, a lancé le président de l’arr. de Greenfield Park, Robert Myles. Toutes les fleurs ont été mises dans des contenants, près de 26 sacs de terre ont été utilisés.»
Plus de 100 citoyens se sont déplacés et tous se sont présentés avec différentes sortes de fleurs. Des résidents de Rivière-des-Prairies, Montréal et Brossard étaient même sur place pour soutenir les citoyens de Greenfield Park.
«Beaucoup de gens sont arrivés tôt! M. Wilson et moi avons apporté quatre gros contenants pour planter les fleurs. Plusieurs citoyens ont aussi apporté des pots pour pouvoir planter le plus de fleurs possible», a ajouté M. Myles.
Plusieurs enfants étaient aussi sur place, accompagnés de leurs parents, pour participer à ce mouvement de manifestation.
«Nous voulons protéger notre identité et cette entrée de fleurs fait partie de notre histoire! Nous allons devoir attendre le retour des vacances et le prochain conseil pour voir ce que Longueuil compte faire», a expliqué le chef de l’opposition.
Du côté de la Ville, la direction des affaires publiques Alexandrine Coutu justifie l’absence d’aménagement paysager par la tenue de travaux sur le terrain, derrière la clôture, dont le désherbage et le nivellement du sol.
«La clôture sera retirée et les résidus ont été enlevés. La Ville travaille sur différentes propositions d’aménagement pour réaménager l’espace», explique Mme Coutu.
Pourtant selon M. Myles, des résidus de métaux sont toujours présents sur place. «Selon moi, il y a eu un manque quelque part!»
