PORTRAIT. Sur une feuille, 100 rêves toutes catégories confondues – des expériences à vivre, des biens à posséder ou des objectifs davantage d’ordre spirituel à atteindre. Un but: les réaliser au cours d’une vie. Comment? En rencontrant les gens qui ont réussi à concrétiser leurs propres rêves… et les laisser se raconter.

Telle est la prémisse qui a poussé la Longueuilloise Frédérique Rioux, âgée de 21 ans, à fonder l’entreprise Millenya, qui entend souffler un vent d’inspiration à la Génération Y, grâce à des expériences interactives hors du commun.

Millenya, c’est une «expérience de partage interactive». La formule est quelque peu inspirée du talk-show, avec une animatrice, Frédérique,  une coanimatrice ou un coanimateur (qui changera d’une soirée à l’autre), et trois invités, qui discutent de ce qu’ils ont accompli et qui offrent quelques conseils pour entraîner les spectateurs vers l’action.

«Surtout, le public sur place est invité à interagir, par les médias sociaux. On a une plateforme sur laquelle ils peuvent laisser un commentaire ou poser une question et ça apparaît directement sur un écran. La coanimatrice peut alors poser les questions. Ce n’est pas juste une discussion animatrice – invités», explique avec verve la jeune femme.

La soirée se poursuit avec une séance de réseautage.

Lors du lancement officiel et de la première expérience Millenya à l’Espace libre, le 6 août, Marie-Lise Pilote (comédienne et entrepreneure), Janie Duquette (avocate et entrepreneure) et Éliane Latourelle Gamache  (pharmacienne et auteure) ont discuté de leur parcours et de leurs inspirations.

Au-delà des thèmes

La prochaine expérience Millenya est prévue au Club Soda, le 28 octobre.  Les invités seront cette fois issus du milieu artistique: Richard Turcotte, Geneviève Borne et Ève Landry.

«D’habitude, dans les conférences et événements du genre, tout gravite autour d’un thème. Mais là, c’est autour des gens. On veut découvrir qui ils sont au fond d’eux-mêmes. Ève Landry, je veux savoir comment elle pense dans sa tête, comment elle a fait pour être rendue où elle est, pour être aussi bonne.»

Frédérique Rioux ne manque pas de cran. Si elle souhaite discuter avec une personnalité publique ou un artiste qui l’inspire, elle fonce tête première et «se faufile» pour une discussion en personne. «Ce sont tous des gens que j’ai croisés. Ève Landry, je l’ai vue au théâtre. Elle était dans la salle comme spectatrice, et je l’ai abordée en lui disant que j’aimerais beaucoup qu’elle participe à mon projet. Millenya n’était même pas encore né!»

La Longueuilloise réussit toujours à se trouver au bon endroit, au bon moment. Elle s’est par exemple présentée à Mme Latourelle Gamache à la suite d’une de ses conférences, et lui a demandé de passer une journée avec elle. «Je suis la meilleure personne pour présenter mon projet. Et je crois que les gens avec qui j’ai discuté ont vu le potentiel de Millenya.»

D’ici cinq ans, elle espère que le concept se reproduise dans d’autres grandes villes.  Elle imagine une portion des soirées où les invités et le public de tous les événements, qui se dérouleraient simultanément, pourraient échanger.  L’expérience Millenya pourrait aussi, à long terme, se retrouver en diffusion sur le web. Actuellement, des capsules proposent les meilleurs moments sur les réseaux sociaux et des émissions de 30 minutes pourraient éventuellement être créées.

Le «meilleur diplôme»

Frédérique n’a jamais considéré son jeune âge comme un frein à son désir de fonder sa propre compagnie. «Je ne me suis jamais dit que les gens n’allaient pas me prendre au sérieux. Je me suis très bien entourée aussi. On est une équipe de 15 personnes. Ça s’est fait avec Unikub [boutique de « prêt-à-incorporer » offrant des concepts d’affaires] et des partenaires.»

Elle se réjouit d’en apprendre tous les jours, tant sur la logistique entourant la préparation des soirées que le côté plus entrepreneurial de Millenya (gestion, comptabilité, avocats, etc.). La femme d’affaires ne regrette aucunement d’avoir arrêté ses études. «Millenya, c’est le meilleur diplôme que je puisse avoir. C’est dans l’action.»

Rens. et achat de billets: millenya.com