L’arrivée de premières classes d’accueil à l’école secondaire André-Laurendeau à Longueuil n’est pas passée inaperçue. Les quelque 25 élèves de ces classes ont conçu une murale de bienvenue à l’image de la diversité des pays dont ils proviennent et du bagage respectif qu’ils transportent.
Ils viennent du Chili, du Mexique, de la Colombie, ou encore de la Libye, du Maroc, de la Moldavie et de l’Ukraine, entre autres. Malgré leurs parcours différents, ils partagent tous le défi commun d’apprendre la langue française. Mais ce n’est pas ce qui ressort de la murale.
La murale est aussi composée d’autant de valises à l’image des pays d’origine des élèves; une pour chacun d’eux. Les jeunes y ont inscrit leur plus grand rêve. Des rêves qui demeureront secrets, inscrit en français ou dans leur langue maternelle.
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(Photo: Gracieuseté)
«La murale rappelle ce voyage empreint de courage et d’audace, décrit Renée Pronovost, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire, qui a présenté le projet. Depuis leurs pays d’origine, ils et elles ont transporté leurs précieux rêves dans leurs toutes petites valises!»
Deux autres murales ont été conçues, constituées notamment du mot «bienvenue», écrit en différentes langues.
Lors du dévoilement le 15 juin, les élèves ont eu une belle surprise, alors que leur projet a reçu le prix Forces Avenir dans la catégorie Projet engagé. Chacun d’eux a reçu un certificat. La médaille a été remise à Hadeel Kenshil, élève engagée ayant un profil artistique exceptionnel.
«Je me disais que ce serait important qu’on ait quelque chose d’inclusif.»
-Renée Pronovost
Par ailleurs, l’idée a été présentée au mouvement #onsengage, et le projet s’est mérité une bourse ainsi que le prix Coup de cœur. L’école a été soutenue financièrement par le Carrefour Jeunesse Emploi Saint-Hubert.
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Intégration
À l’école de l’arr. de Saint-Hubert, 49,5% des élèves sont des immigrants de première génération. C’est néanmoins la première fois que des classes d’accueil, regroupant des jeunes âgés entre 12 et 17 ans, selon leur niveau en français, sont formées.
Une première était en place dès septembre dernier, avec 16 jeunes. Une deuxième s’est ajoutée cet hiver, avec neuf autre cette fois.
«Certains élèves sont passés au régulier durant le parcours scolaire», indique Mme Pronovost.
Ainsi, l’école s’adapte en fonction de l’arrivée de ces élèves, qui se fait tout au long de l’année.
«La semaine passée, une jeune Ukrainienne a été accueillie. Trois jeunes du Mexique aussi», détaille celle qui fait partie du protocole d’accueil.
Des membres du personnel, qui parlent d’autres langues comme l’espagnol, peuvent servir d’interprète. C’est le cas également d’élèves qui mettent à profit la connaissance de leur langue maternelle.
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Lors du dévoilement, les élèves ont offert un moment spécial en chantant le refrain de «Gens du pays» de Gilles Vigneault, remplacé par «Gens des pays». (Photo: Gracieuseté)

