Les maires de Brossard, Saint-Lambert et Saint-Bruno-de-Montarville derrière la campagne «On paie trop pour Longueuil» réclament une table des maires afin de discuter de la réforme de la gouvernance de l’Agglomération, qui s’impose selon eux.
Ils affirment ainsi répondre à l’invitation de la mairesse Caroline St-Hilaire qui, lors de la séance du conseil d’agglomération du 17 novembre, a invité les maires à une rencontre afin de «travailler ensemble» pour améliorer l’Agglomération et aller de l’avant.
Cette «table des maires doit se pencher rapidement sur le dysfonctionnement et l’iniquité résultant de la gouvernance actuelle de l’Agglomération de Longueuil», exigent Paul Leduc, Alain Dépatie et Martin Murray par voie de communiqué.
Les trois maires demandent de réformer le mode de financement de l’Agglomération; rendre son administration indépendante de la Ville de Longueuil; modifier la composition du conseil d’agglomération, dont ne ferait partie que les maires; et s’assurer que les décisions se prennent à double majorité des maires et des populations qu’ils représentent.
MM. Leduc, Dépatie et Murray visent un consensus à court terme et comptent présenter une réforme de la gouvernance de l’Agglomération au ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Martin Coiteux.
Depuis quelques années déjà que les trois maires dénoncent l’«iniquité» que subiraient leurs trois villes en raison de la gouvernance de l’Agglomération par la ville centre. Leur dénonciations se sont toutefois intensifiées depuis le lancement de la campagne «On paie trop Longueuil», en octobre.
Le site web de la campagne dresse l’historique de l’Agglomération et compare le coût des services des villes liées à celui de villes de taille similaire. Les trois maires rappellent d’ailleurs qu’une étude du Centre de la productivité et de la prospérité de HEC Montréal a confirmé que Boucherville, Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert sont les «perdantes» des fusions et défusions et que «tous demeurent assujettis à une agglomération dont la gestion échappe vraisemblablement aux municipalités reconstituées».
Une étude menée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton et commandée par la Commission des finances de l’Agglomération démontre de son côté que la majorité des services de l’Agglomération sont déployés à des coûts inférieurs que dans la moyenne des villes comparables du Québec. (A.D)
