Près de 400 professionnels de l’éducation du Syndicat des professionnelles et professionnels de la Montérégie (SPPM-CSQ) ont formé des lignes de piquetage devant différentes écoles, dans le cadre d’une grève mystère ce mercredi avant-midi. Le président du syndicat Guy Boivin était d’ailleurs ce matin devant l’école Paul-de-Maricourt, à Longueuil.

Des porte-paroles se sont aussi déplacées à l’école De Normandie, dans l’arr. du Vieux-Longueuil.

Par cette demi-journée de grève, les orthophonistes, psychoéducateurs, psychologues, orthopédagogues, conseillers pédagogiques, bibliothécaires et autres professionnels de l’éducation veulent exprimer leur insatisfaction à l’égard des offres jugées «inéquitable» faites dans des actuelles négociations avec le gouvernement.

«Les publicités teintées de demi-vérités dont nous inonde le gouvernement actuellement annoncent un ajout de ressources professionnelles. Même si cet ajout advenait réellement, nous prévoyons que ces postes ne trouveront pas preneurs et que c’est même l’inverse qui se produira, prédit Carol Beaupré, vice-président au SPPM-CSQ. En choisissant d’apporter des correctifs salariaux visant seulement le groupe des enseignants, le gouvernement crée un déséquilibre qui mine le réseau de l’éducation au grand complet.»

«Des profonds sentiments d’injustice et de colère se répandent parmi nos membres et le téléphone ne dérougit plus chez nous, surchargé d’appels de membres qui songent à quitter le bateau», poursuit-il.

Le président Guy Boivin craint des ruptures de services pour la prochaine année.

«Une question se pose : cherche-t-on à privatiser nos services? C’est une question qui concerne chaque Québécois, parce que ce pourrait être l’enfant, le petit-enfant, le neveu, le cousin de chacun d’entre nous qui sera privé des services professionnels auxquels il a droit pour réussir», relève-t-il.

Dans la région, la grève affecte les écoles des centres de service scolaires Marie-Victorin, des Grandes-Seigneuries, des Patriotes, des Hautes-Rivières, et de la Vallée-des-Tisserands. 

L’action des membres de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’Éducation du Québec touche de nombreuses écoles du Québec. (A.D.)