Le Sommets des médias de la Rive-Sud, initié par le député de Longueuil – Saint-Hubert Denis Trudel, a réuni au campus de l’Université de Sherbrooke de Longueuil une centaine de citoyens, instances publiques, acteurs du milieu ains que des représentants de Gravité Média, TVRS et FM 103,3, à se pencher sur l’importance des médias locaux, afin d’en dégager des pistes de solutions et réflexions pour les soutenir en cette période de crise.  Un résumé de la journée, en 10 citations.

«Ce que les gens de notre communauté font de bien, font de beau, si les médias locaux ne les racontent pas, c’est toute une communauté, un tissu social qui va s’effriter.» -Denis Trudel

«Je constate qu’il y a un déséquilibre entre les médias locaux et les médias sociaux: c’est David contre Goliath et avec l’intelligence artificielle, ça fait encore plus peur. […] Les gouvernements ne devraient pas reconnaître comme déductible d’impôt la publicité dans les médias sociaux tant qu’ils ne paieront pas les médias pour la retransmission des informations; ce serait le minimum. » –Pierre Senecal, citoyen sur le panel

«Le sentiment d’appartenance est moins présent à Longueuil. Je ne l’ai plus. Si les médias se mettent ensemble, pour redonner un sentiment d’appartenance… Comment mousser notre fierté? Il y a beaucoup de changements à Longueuil, de diversité. On veut connaitre les nouvelles cultures.» -Selena Fortier, une participante du panel de citoyens

«Ça fait 20 ans qu’on prédit la disparition de l’imprimé et on est encore là. Il y a une transformation numérique qui s’opère, des changements de modèles d’affaires, mais ça témoigne d’une force et de la vivacité de notre industrie. » -Sylvain Poisson, directeur général à Hebdo Québec

« Qu’est-ce qu’on fait? Est-ce qu’on attend que Google nous fasse des chèques ou si on est capable comme communauté de sauvegarder notre capacité à nous raconter? » -Denis Trudel

«Pour le communautaire, les médias locaux sont notre première vitrine, c’est essentiel.» –Une participante du panel de citoyens

«Est-ce que les gens ont conscience de l’importance des médias locaux? On devrait faire une grève d’une journée!»

-Julien Acosta stratège-conseil chez la Boîte de comm

«Ça ne me dérange pas de parler de crise, mais je suis un peu tanné. Malgré toute la bonne volonté, ça ne va pas se régler à Longueuil [aujourd’hui], ça va prendre un plan global d’un gouvernement provincial.» -Sylvain Poisson, directeur général à Hebdo Québec

«Faudrait peut-être financer une fois pour toute et comme du monde nos médias locaux. Comme citoyen, j’élève ma voix en ce sens. Il faut écrire un livre blanc et se mettre au travail tout de suite. J’ai déjà hâte au sommet 2; je serais triste de retourner chez moi et de ne plus en entendre parler. Je veux appuyer ce mouvement et que la conversation se poursuive. » -citoyen sur le panel

«J’ai vu l’évolution des médias locaux. Le 21 octobre 2009, La Relève faisait 88 pages. Et on retrouvait aussi La Seigneurie. Il y a deux semaines, l’édition de La Relève faisait 16 pages. […] Il y a un modèle d’affaires qui a prévalu longtemps, Là, le privé se retire. Si on croit aux médias, le gouvernement doit investir.» -Jean Martel, maire de Boucherville

«La politique municipale est une politique de proximité. En ce sens, sans le journal local, il est impossible de partager ces informations.» –Nancy Cormier, conseillère municipale de Saint-Bruno-de-Montarville

«Les lecteurs et l’audience n’ont jamais autant été au rendez-vous que maintenant. Ce sont les publicités qui ne le sont pas.» -Julie Voyer, présidente-directrice générale de Gravité 

«Nos associations nationales représentants les médias locaux et communautaires du Québec croyons que le moment est venu de s’allie, de se mobiliser et d’agir avec vigueur pour défendre l’information locale.» -Extrait de la déclaration commune prononcée au terme du Sommet, par Hebdos Québec, la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec et l’Association des radios communautaires du Québec.