La compagnie d’assistance et de transport médical terrestre et aérien Airmedic améliorera sa couverture grâce à l’achat d’un jet s’illustrant comme étant le premier Pilatus PC-24 commercial au Canada.

Davantage connu comme étant un avion privé d’affaires, l’appareil permettra d’offrir des services médicaux dans plusieurs régions du Canada, telles que les mines et les chantiers éloignés. Ces endroits étaient avant plus difficiles d’accès par les autres appareils.

En plus de sa nouvelle acquisition pouvant contenir jusqu’à deux civières, Airmedic compte deux hélicoptères Airbus EC145e et six Pilatus PC-12.

«On a décidé de se procurer cet avion à réaction car c’est dans notre culture d’aller toujours dans le meilleur pour nos membres, a mentionné Sophie Larochelle, cheffe de la direction d’Airmedic, lors de l’annonce tenue au bureau de la compagnie, dans l’arr. de Saint-Hubert, le 7 octobre. Ainsi, on peut remplir notre promesse, qui est de sauver des vies.»

{{HTML|IMG|MEDIA|3152|500px|750px}}Sophie Larochelle, cheffe de direction d’Airmedic, et Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones et député de Vachon (Photo : Le Courrier du Sud – Denis Germain)

Appareil à la «fine pointe de la technologie»

L’achat de ce nouvel avion a coûté 12,6 M$ à cette entreprise privée québécoise qui existe depuis 2012.

Le Pilatus PC-24 est ni plus ni moins une ambulance des airs dédiée aux évacuations d’urgence médicale. Il peut transporter des patients jusqu’à l’hôpital ou faire du transport interhospitalier.

Il est doté d’un volume de 14,20 m3 et d’une porte-cargo arrière.

«Sa vitesse est de plus de 800 km/h, ce qui nous permet d’intervenir dans des courts délais», a expliqué Sophie Larochelle.

La compagnie est actuellement en processus d’obtenir les autorisations nécessaires de Transport Canada pour transformer l’appareil en configuration d’évacuation médicale. Elle souhaite qu’il soit fonctionnel au début de l’année 2022. L’avion pourra ensuite être utilisé aux fins souhaitées.

 

«Ce qui fera la différence au niveau de nos interventions, c’est la capacité de cet avion à atterrir sur de courtes pistes et des pistes en gravier.»

– Sophie Larochelle, cheffe de la direction d’Airmedic

 

En plus des pilotes, des officiers de bord et de l’équipe d’intervention composée d’infirmiers et d’inhalothérapeutes, le jet pourra accueillir une personne accompagnant le patient lors de l’évacuation. À titre d’exemple, il sera possible qu’un traducteur soit à bord afin d’offrir une meilleure qualité d’intervention dans les communautés autochtones.

«Vous m’aidez dans mon rôle de faire en sorte qu’on puisse aider les Premières nations par des services d’urgence», a affirmé Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones et député de Vachon, présent lors de l’annonce.

À titre comparatif

Le Pilatus PC-24 peut voler jusqu’à une altitude maximale de 45 000 pieds, contrairement au Pilatus PC-12, qui atteint des hauteurs de 30 000 pieds. Cette capacité à voler plus haut permet à l’appareil de consommer moins d’essence. Effectivement, le dernier acquis couvre un rayon d’action de 3 400 km, contrairement aux 2 200 km d’autonomie du PC-12.

«Je ne me souhaite pas de malheur, mais je me dis que si ça arrive, je serai très heureux d’être dans cet avion-là», déclare à la blague M. Lafrenière.

Pour bénéficier des services d’Airmedic, il faut s’abonner. Il est possible de devenir membre individuellement, pour la famille ou pour les employés d’une entreprise.