Alors que la mairesse de Longueuil Catherine Fournier a demandé une enquête sur le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), celui-ci souhaite également que cette démarche puisse rassurer le public. La mairesse dit avoir reçu des lettres révélant plusieurs manquements présumés aux obligations du SPAL dans le dossier du décès de Nooran Rezayi.

Réagissant par voie de communiqué, le SPAL soutient que la décision de la mairesse «émane de la transparence du directeur du SPAL, Patrick Bélanger, qui a lui-même communiqué à la Ville de Longueuil ces allégations de manquements aux procédures de déclenchement du BEI (Bureau des enquêtes indépendantes) aussitôt connues».

Dans cette histoire, on reproche au SPAL d’avoir entamé l’enquête, alors qu’il s’agit d’une responsabilité exclusive du BEI lorsqu’une intervention des policiers mène à des blessures ou à un décès, ainsi que d’avoir pris une heure et 36 minutes avant d’avoir avisé le BEI de la situation.

«Le SPAL souhaite que cette démarche puisse rassurer le public et permettre de faire toute la lumière sur les circonstances entourant le déclenchement de cette enquête indépendante du BEI et de l’appel qui est à l’origine de ce triste événement», écrit le corps de police.

Transparence

Le Service de police affirme que la transparence a toujours été l’une de ses priorités. «Afin de maintenir la crédibilité des institutions, nous tenons à réaffirmer la volonté commune du SPAL et de la Ville de Longueuil de faire preuve d’une totale transparence», déclare-t-il.

Par ailleurs, le SPAL réitère son «entière collaboration» dans le cadre de l’enquête du BEI.

«Vu les enquêtes en cours, aucun autre commentaire ne pourra être communiqué», conclut-il.