Des citoyens répondant à l’appel de la Coalition Halte-Air Saint-Hubert et du CAPAL ont massivement questionné les élus et réclamé qu’ils «portent leur message» de déclarer un moratoire sur le développement de l’aéroport, à la séance du conseil d’arr. de Saint-Hubert, le 10 juin. À l’issue de la séance, les regroupements se disent toujours insatisfaits des réponses des élus.
Environ 60 citoyens s’étaient réunis à l’extérieur de l’hôtel de ville avant la séance, selon les organisateurs. «Il n’y a pas d’acceptabilité, vous le savez, madame Fournier!», «On vous le rappelle, Madame la mairesse, il faut diminuer les GES», «On demande un moratoire, notre air n’est pas un dépotoir» sont quelques-uns des slogans qui ont été scandés.
La Coalition a déploré que la douzaine de questions soumises sur le sujet aient été réunies avant que les élus ne formulent une réponse; une façon de faire fréquente lorsque plusieurs questions portent sur le même sujet. «C’est quoi la démocratie pour vous? J’ai pas l’impression que c’est un exercice démocratique que nous faisons actuellement!» a reproché le citoyen Michel Desgagné.
Des citoyens ont réitéré que le rapport de l’Office de participation publique de Longueuil demandait que DASH-L dépose des études économiques, sanitaires, environnementales et climatiques avant que le projet de développement ne prenne son envol.
Des «gains»
La conseillère municipale Nathalie Delisle a notamment rappelé l’interdiction des vols de nuit commerciaux, qu’elle a qualifié de «gain», tout comme la récente désignation de zone d’innovation, qui réduira le nombre de vols de pilotage, a-t-elle dit.
«L’opinion populaire fait en sorte que l’aéroport est en expansion et qu’il y aura des effets positifs, a-t-elle aussi soutenu. Nous sommes à votre écoute et aussi à celle de l’ensemble de la population.»
La conseillère Affine Lwalalika a fait mention du Plan climat qui sera élaboré dans le but d’atteindre décarbonation en 2050 et que l’aéroport s’est engagé à contribuer à cet objectif, ce qui a fait réagir l’assemblée.
Le conseiller de l’opposition Jacques Lemire a pris le parti des citoyens, mettant de l’avant leurs bonnes intentions, notamment en matière de protection de la santé. Il s’est engagé à vérifier si les études demandées existaient.
La Coalition se désole que le président de l’assemblée Alvaro Cueto ait rappelé que l’Aéroport ne relève pas de la responsabilité de la Ville. «Cette réponse est en contradiction flagrante avec le fait que la mairesse est allée sur toutes les tribunes médiatiques depuis le 27 février 2023 pour défendre le projet de l’aéroport», accuse le regroupement.

