Texte du Brossard Éclair

Les préfets des 15 MRC de la Montérégie demandent au gouvernement du Québec de leur transférer la gestion du futur Fonds d’aide au rayonnement des régions (FARR) plutôt que de créer une autre structure.

Les préfets et directeurs régionaux des MRC montérégiennes étaient rassemblés, jeudi, à Saint-Jean-sur-Richelieu pour discuter des tenants et aboutissants du projet de loi 122, la Loi visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs, déposé à l’Assemblée nationale le 6 décembre. Cette loi serait assortie d’un financement de 100 M$.

Ce qu’ils veulent obtenir du gouvernement, c’est qu’il verse cette somme dans le Fonds de développement des territoires (FDT), qui est en place depuis avril 2015 et administré par les MRC.

«On veut gérer cet argent sans que le gouvernement créé une autre structure, précise le président de la Table de concertation des préfets de la Montérégie et préfet de la MRC des Jardins-de-Napierville, Paul Viau. Actuellement, nous n’avons l’assurance de rien de la part du gouvernement. Nous voulons prévenir au lieu de guérir.»

M. Viau affirme avoir eu vent que des discussions avaient eu lieu en vue de la création d’un «nouveau palier» pour gérer le FARR. Il trouve absurde cette idée, surtout qu’on a démantelé les Conférences régionales des élus (CRÉ) il y a moins de deux ans.

«Nous croyons que ce que nous avons en place est adéquat, laisse-t-il tomber. Nous avons fait nos preuves avec la gestion du FDT, la structure est déjà en place. Et (les MRC) sont celles qui connaissent le mieux leur patelin.»

Plus loin

Le président de la Fédération des municipalités du Québec (FMQ), Richard Lehoux, demande lui aussi au gouvernement Couillard de céder la gestion du FARR aux MRC en raison de leur expertise locale et régionale.

«Laissez les acteurs régionaux développer des projets, laisse-t-il tomber. Oui, nous sommes heureux qu’il y ait une enveloppe avancée, mais les MRC sont capables de s’occuper du rayonnement. La réponse qu’on a eue du premier ministre est oui, nous sommes sensibles à ça. Mais il faut plus qu’être sensible à la situation. Nous voulons un aboutissement rapide, au plus tard le printemps prochain pour le projet de loi et le budget qui y est associé.»

Les préfets des MRC de la Montérégie se proposent d’aller rencontrer leurs députés respectifs sur ce sujet avant le début de la prochaine session parlementaire.