À seulement 20 ans, le boxeur Mazlum Akdeniz peut se targuer d’être invaincu dans son sport au niveau professionnel, avec 5 victoires et 2 KO. Si tout se passe comme prévu, l’athlète lèvera prochainement ses gants à la Place Bell, où il souhaite ajouter une autre victoire à sa fiche.
«J’ai commencé à boxer à 4 ans, au Club de boxe de Longueuil, raconte Mazlum Akdeniz. Je n’étais pas un gars très athlétique et je ne me voyais définitivement pas comme un boxeur.»
C’est après un voyage à New York pour visiter son oncle, un passionné de boxe, que la vie de Mazlum a basculé. Lorsque son oncle lui a montré son collier de champion, il a su qu’il voulait pratiquer ce sport.
D’amateur à professionnel
Mazlum a commencé les combats amateurs à 16 ans. En trois ans, il a disputé 55 combats et n’a encaissé que 5 défaites.
Désormais dans la catégorie professionnelle, il espère accumuler une vingtaine de victoires sans défaites pour ensuite aller combattre au Championnat du monde.
«Lorsque tu es invaincu, ça montre que c’est toi la prochaine vedette; ça t’ouvre plus de portes que si tu as quelques défaites, surtout pour les jeunes boxeurs», soutient le résident de l’arr. de Saint-Hubert.
Un sport difficile à différents chapitres
Garder une fiche parfaite vient toutefois avec son lot de pression.
«Je m’entraîne de 6 à 10 fois par semaine. Plus le combat approche, plus je m’entraîne, pour un maximum de trois fois par jour», explique le pugiliste.
Mazlum connaît bien le principe de pousser son corps à sa limite.
«La boxe est considérée comme l’un des sports les plus difficiles au monde. Tu dois constamment courir comme un marathonien, tout en étant un boxeur; c’est physiquement très demandant», ajoute-t-il.
Si certains jours, la motivation est absente, la paresse ne doit cependant jamais prendre le dessus.
«Même si tu n’as pas envie de t’entraîner, il faut que tu le fasses, pour la simple et bonne raison que personne d’autre n’ira sur le ring à ta place.»
La perte de poids doit s’effectuer de concert avec les entraînements, un aspect difficile du métier de boxeur. Avant le combat, l’athlète doit diminuer son poids de façon substantielle. Il peut ensuite atteindre une division plus basse, ce qui le place en avantage sur son adversaire. Ensuite, il faut qu’il le reprenne pour le jour J.
Trois fois champion du Québec, médaillé d’argent au Championnat canadien et champion des Gants dorés, Mazlum Akdeniz affirme ne «regarder que vers le futur, en ligne droite, en évitant tous les obstacles qui se placent sur son passage.»
