Après plusieurs mois de négociations, la Guilde des musiciens du Québec présentera ce vendredi 21 juin les offres aux 45 membres de l’Orchestre philharmonique du Québec (OPQ), sans convention collective depuis la fin de l’été dernier.
Le directeur général de la Guilde des musiciens du Québec, Guy Bernard, se réjouit du travail de l’équipe de négociation effectué depuis des mois. «Il y avait beaucoup d’enjeux sur la table. L’entente qui sera présenté a été épluchée au maximum», indique-t-il.
L’atmosphère n’est pas au beau fixe à l’OPQ depuis l’arrivée du chef Alexandre Da Costa en 2019, comme l’a montré le départ de la moitié des 40 musiciens, tel qu’il avait été rapporté par Le Devoir en 2022.
Certains lui reprochent son attitude arrogante alors que d’autres mettent en doute les orientations musicales plus populaires et grand public prises au cours des dernières années.
Le directeur général Jean-Marc Léveillé a quitté l’OPQ le 3 juin, évoquant des différends d’ordre administratifs avec M. Da Costa.
Choix artistique
M. Bernard souligne que certains des musiciens de l’OPH questionnent la mission artistique de l’ensemble musical et souhaitent un mandat plus symphonique.
«Plusieurs de ces musiciens évoluent également au sein d’autres orchestres. Quand tu joues la Symphonie n°9 de Mahler un soir à la Place des Arts, tu te questionnes sur le fait de jouer le lendemain le thème du film Le bon, la brute et le truand, soutient-il.
Mandat de la Guilde
Mais le directeur général tient à préciser le mandat de la Guilde des musiciens du Québec. «On s’occupe du normatif et du monétaire», affirme-t-il en soulignant quand même avoir senti des compromis et des arrimages de la part de la partie patronale.
Pour ce qui est de la régie interne de l’OPQ, la position de M. Bernard est claire : «s’il y a des enjeux de gouvernance, c’est au producteur à régler ces problèmes. Les problèmes de gouvernance, ça se règle à l’interne.»
La Guilde des musiciens du Québec a déjà négocié une trentaine de contrats avec des groupes de musiciens. «Les interlocuteurs comprennent le dossier. On veut tous que nos musiciens travaillent dans les meilleurs conditions», de conclure M. Bernard.
Avec la collaboration d’Ali Dostie

