Avec une dette de 467,7 M$ en 2023 comparativement à 467 M$ l’année précédente, l’administration de la mairesse Catherine Fournier estime avoir fait des pieds et des mains pour la contrôler.
Lors de la séance du conseil du 11 juin, Mme Fournier a indiqué qu’au terme de cet exercice financier, la Ville dégageait un excédent de 5,7 M$, un excédent dû à la hausse des taux d’intérêt qui ont permis d’augmenter les revenus de placement de 7,2 M$, et au resserrement des dépenses au sein des directions de la Ville qui ont permis de générer des économies de 8,3 M$.
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La mairesse de Longueuil Catherine Fournier. (Photo: page Youtube de la Ville de Châteauguay)
«Les revenus des droits de mutation ont créé un effet défavorable de 9,4 M$ dû à un moins grand volume qu’estimé des transactions immobilières», a ajouté la mairesse qui estime que la dette de Longueuil se compare de façon avantageuse par rapport aux dis plus grandes villes du Québec.
Difficulté à fonctionner
En fin de séance, le leader de la majorité Jonathan Tabarah a été plus nuancé, rappelant au passage qu’au terme de la loi, les villes ne pouvaient pas enregistrer de déficit. «En somme, nous avons un excédent artificiel de 5,7 M$. Le déficit réel est de plus de 10 M$», a-t-il expliqué.
Bien que la dette soit sous contrôle, M. Tabarah a souligné que la Ville éprouve beaucoup de difficultés à investir dans ses infrastructures. «Les équipes ont de la difficulté à livrer, a-t-il avancé. Notre direction des finances est deux fois plus petites qu’à Laval. La Ville a de la difficulté à fonctionner.»
Selon lui, Longueuil, comme la majorité des villes au Québec, paie le prix aujourd’hui pour les années passées où des élus ont coupé dans l’entretien des bâtiments et des rues pendant 50 ou 60 ans.

