Le Syndicat de Champlain réclame du ministère de l’Éducation et de sa ministre Sonia LeBel un plan de relance du système d’éducation, «le plus rapidement possible». Il dénonce un «laisser-aller intolérable» de la Coalition avenir Québec face aux problèmes tels que la pénurie de main-d’œuvre, la violence dans les écoles et la vétusté d’établissements.
«D’année en année, les alertes du milieu se multiplient. Nous sonnons l’alarme. Nous avertissons le gouvernement et le public des conséquences graves de la dégradation de notre système d’éducation, expose le président du Syndicat, Jean-François Guilbault. La CAQ persiste à laisser la situation se détériorer.»
Il juge de plus désolant que la ministre LeBel n’ait pas identifié la pénurie de main-d’œuvre lorsqu’elle a nommé les dossiers prioritaires de son ministère et estime qu’elle n’a pas suffisamment accordé d’importante au «fléau» de la vétusté des écoles.
«L’éducation au Québec a besoin d’un réel leadership. Les neuf mois avant la prochaine élection au Québec peuvent être déterminants dans le cadre de la mise sur pied d’un plan de relance», soutient M. Guilbault.
Des dizaines d’écoles, dont les travailleurs sont représentés par le Syndicat de Champlain, sont dans un état de vétusté critique, mentionne-t-il, rappelant au passage la fermeture récente de l’école Notre-Dame-de-la-Paix à Beauharnois en raison de la présence de moisissure.
Selon le Syndicat de Champlain, la baisse des taux de réussite des élèves dans certaines écoles s’explique entre autres par la pénurie de main-d’œuvre et le manque de financement.
«Tous les problèmes ne font que s’accentuer au fil des ans. […] Il faut briser le cycle. En plus de celles et ceux qui virent les talons, ils sont nombreux à démissionner et quitter le bateau. On ne peut pas trouer un navire et espérer le maintenir à flot indéfiniment», conclut-il.

