C’est toujours l’impasse dans le conflit de travail impliquant les quelque 3300 paramédics syndiqués CSN qui assurent les services préhospitaliers d’urgence, à la suite de la récente ronde de négociations menée mardi et mercredi.
Dans un communiqué publié par la CSN, le comité de négociation des paramédics se dit déçu de la réponse gouvernementale au dépôt global qu’il lui avait présenté à la fin décembre.
Rappelons que les paramédics sont sans convention collective depuis le 31 mars 2023.
Malgré les compromis que les syndicats disent avoir proposés, le gouvernement maintient pratiquement l’ensemble de ses demandes de recul aux conventions collectives, notamment celles ayant trait à la rémunération, que le gouvernement souhaite voir diminuer de près de 10 %, indique-t-on.
« Malheureusement, on ne sent pas le moindre sentiment d’urgence du côté de la partie patronale, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS-CSN, Jean Gagnon. Nous avons fait un grand pas vers un règlement avec notre dépôt global de décembre dernier. Il n’y a pas de scénario dans lequel nos membres accepteraient une baisse de leur salaire au lieu de se voir offrir une rémunération à leur juste valeur… Ce dont le secteur préhospitalier a besoin c’est un juste salaire pour les paramédics et une reconnaissance de leur surcharge de travail, ce qui les encouragera à faire carrière dans le réseau et atténuera les problèmes de pénurie de main-d’œuvre».
Le ministre du Travail, Jean Boulet, s’était pourtant dit sensible aux préoccupations manifestées par les syndiqués, à la suite d’une rencontre impromptue avec leurs représentants lors d’un récent passage à Salaberry-de-Valleyfield.
Moyens de pression
Cette impasse entraîne le déclenchement de nouveaux moyens de pression de la part des syndiqués. Dès 8h jeudi matin, les sirènes des ambulances ont retenti durant une minute, partout au Québec.
D’autres moyens de pression suivront, particulièrement dans les milieux de travail, tournés vers les employeurs et l’administration. «Les services à la population ne seront pas impactés», indique le porte-parole syndical Jean-Pierre Larche, sans donner plus de détails sur les mesures préconisées.

