Alors que l’inflation atteint des sommets et fait craindre une récession, 70 784 personnes cognent chaque mois aux portes de l’organisme Moisson Rive-Sud à Boucherville pour avoir de l’aide alimentaire. Il s’agit d’une augmentation de 10% comparé à 2021.
À l’occasion du Bilan-faim 2022 du réseau des Banques alimentaires du Québec dont Moisson Rive-Sud fait partie, les organismes déclarent vivre «sous une forte pression» face à la demande grandissante depuis deux ans. Plus de 60% d’entre eux déclarent avoir manqué de denrées par leurs sources d’approvisionnement usuelles dans la dernière année.
La grande majorité a dû se résoudre à faire des achats. Ce faisant, les organismes sont doublement affectés; ils ont non seulement moins de denrées, mais celles-ci leur coûtent plus cher.
Pour Moisson Rive-Sud, la forte pression s’est particulièrement faire sentir auprès des écoles avec de hautes cotes de défavorisation. Plus de 149 882 repas et collations ont été servis à des élèves via les organismes qui collaborent avec Moisson Rive-Sud.
Le réseau des Banques alimentaires du Québec réclame un plus grand soutien du gouvernement.
Les visages de la faim en Montérégie
- 37 % des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont des enfants;
- 36 % des demandeurs de dépannage alimentaire sont des personnes vivant seules;
- 46 % des demandeurs de dépannage alimentaire sont des ménages avec des enfants. De ce nombre, 19 % sont des ménages monoparentaux et 27 %, biparentaux;
- 45,7 % des demandes pour les services de paniers de provisions proviennent de ménages dont la source principale de revenus est l’aide sociale, une pension de vieillesse ou l’assurance-emploi.
