C’est dans un ancien magasin pour bébé de la rue Sainte-Hélène, à Longueuil, que la garderie Mon empreinte à moi a ouvert sa deuxième installation. Et parole de la directrice Sofia Si-Mohammed et de la députée Shirley Dorismond, le quartier en avait bien besoin!   

Ce sont ainsi 44 nouvelles places subventionnées qui sont disponibles pour les enfants, dont 10 pour poupons. Ce bâtiment rénové accueillera ses premiers enfants en janvier.

Mme Si-Mohammed s’est dit reconnaissante de la confiance placée en elle, dans un quartier où les besoins sont énormes. Elle a d’ailleurs pu le constater avec l’autre installation de Mon empreinte à moi, située pas très loin sur le boul. Curé-Poirier.

«Je sais qu’il y a des parents qui en arrachent. Je reçois des appels, on me dit : s’il te plait, je retourne travailler, je n’ai pas le choix! Il y a du monde qui cogne à la porte au quotidien. Donc, quand j’ai vu l’appel d’offres, je me suis dit : je vais me lancer là-dedans!» explique-t-elle.

La députée provinciale de Marie-Victorin, Shirley Dorismond, était bien fière de ces nouvelles places subventionnées et a salué le travail de Mme Si-Mohammed afin d’obtenir ces places «pour des gens dans le besoin».

« Je vais lâcher le bien-être social »

Car la circonscription compte son lot de quartiers défavorisés, rappelle Mme Dorismond : «si je regarde mon district scolaire, j’ai 12 écoles et elles ont toutes un indice de défavorisation élevé». Elle souligne par ailleurs que la circonscription a obtenu près de 500 nouvelles places subventionnées durant son mandat. «On est celle où il y a eu le plus!» dit-elle, non sans fierté.

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«Moi, je préfère que ces enfants puissent socialiser, qu’on les aide à se développer. Ça peut sauver un enfant, une place en garderie», poursuit-elle.

Quel impact exactement peut avoir une place en garderie pour une famille défavorisée? Mme Si-Mohammed raconte une expérience vécue récemment.

«Une maman qui a obtenu une place pour son enfant m’a dit : enfin, je vais lâcher le bien-être social! Elle était contente d’avoir la place, sortir et aller travailler. Et comme de fait, elle travaille aujourd’hui dans le milieu scolaire», mentionne-t-elle fièrement.

La directrice souligne en outre comment une place subventionnée allège le fardeau fiscal de ces parents qui ont déjà plein de choses à payer comme les couches, les vêtements, l’électricité, le téléphone.

«Parfois ce sont des décisions de qui va travailler, qui va devoir lâcher son emploi. Ce sont des réalités qu’on voit», indique-t-elle.

Le magasin pour enfants Bebelelo a été reconverti en garderie sur la rue Sainte-Hélène. (Photo : Le Courrier du Sud – Michel Hersir)