Loin de considérer les défusions de 2006 comme une occasion manquée, la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, se réjouit que les chicanes de clochers soient derrière les cinq municipalités de l’agglomération et que la collaboration soit maintenant au rendez-vous.

Selon la mairesse Fournier, les défusions ont redéfini les rôles, mais elles n’ont pas freiné la capacité de travailler ensemble, comme on a pu le constater au cours des quatre dernières années. «Il s’agissait avant tout d’avoir la volonté politique de tourner la page sur l’ère des chicanes, qui fut contreproductive pour le développement de nos villes», indique-t-elle.

Depuis le dernier mandat, la mairesse de Longueuil est d’avis que la collaboration s’est imposée de façon concrète et constructive, ce qui permet selon elle l’avancement de dossiers et une meilleure réponse aux besoins des citoyens de l’agglomération.

Catherine Fournier
Pour la mairesse Catherine Fournier, l’agglomération de Longueuil a su répondre efficacement aux défusions de 2006. (Photo: Le Courrier du Sud – archives)

«Prenons l’exemple de la planification du nouveau poste de police à Brossard, attendu depuis plusieurs années alors que Brossard atteindra bientôt le cap démographique de 100 000 personnes. Ce projet est dans l’intérêt public et il doit aller de l’avant», souligne Mme Fournier.

Pour Catherine Fournier, les défusions ont modifié la gouvernance, mais elles ont aussi mené à un modèle où chaque ville peut se développer selon sa réalité, tout en collaborant sur les éléments plus globaux, comme l’eau, la sécurité publique et le transport collectif, «pour autant que les villes fassent le choix de travailler ensemble et de se serrer les coudes, comme depuis quatre ans», ajoute-t-elle.

«Longueuil a poursuivi son développement, tant sur le plan économique, urbain que social, tout en assumant son rôle de ville-centre», soutient la mairesse.

Mise en commun de l’expertise et des ressources

L’un des principaux avantages de l’agglomération selon Catherine Fournier, c’est la mise en commun de l’expertise et des ressources. «Les équipes des différentes villes collaborent étroitement ce qui permet d’échanger sur les meilleures pratiques, d’assurer une cohérence réglementaire lorsque pertinent et d’offrir des services de qualité à l’ensemble de la population.»

Comme tout modèle de gouvernance partagée, cela demande des efforts de coordination au sein du conseil d’agglomération, ajoute la mairesse. «Le leadership positif que mes homologues et moi incarnons par de multiples actions depuis quatre ans, et mon ouverture comme mairesse de la ville-centre et présidente du comité exécutif d’agglomération, permet de faciliter cette coordination.

L’agglomération est également représentée comme l’un des cinq secteurs à part entière de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). «La présence de représentants élus de l’agglomération au sein des différentes instances de la CMM, qui est concertée entre nous, permet de faire avancer les intérêts des cinq villes sur plusieurs dossiers stratégiques, de l’aménagement du territoire à la mobilité, en passant par le patrimoine», soutient Mme Fournier.

Cohérence

Pour Longueuil, plusieurs domaines se prêtent bien à une collaboration accrue, notamment l’environnement et la mobilité

Côté environnement, Catherine Fournier rappelle que le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) relève du conseil d’agglomération, et plusieurs villes y ont contribué en collaboration avec le milieu agricole du territoire de l’agglomération, tant pour son élaboration que pour sa mise en œuvre subséquente.

Côté mobilité, le transport collectif est également une compétence d’agglomération, et l’ensemble des cinq villes – représentées au conseil d’administration du Réseau de transport de Longueuil (RTL) –, collaborent désormais très bien selon elle pour trouver des solutions face aux nombreux défis qui pèsent sur ce secteur.

Ces collaborations permettent «d’assurer une plus grande cohérence territoriale face à des enjeux qui dépassent parfois les limites municipales», poursuit Mme Fournier. Elle espère aussi que Longueuil «continue d’être une ville inclusive, innovante et résiliente, capable de relever les défis économiques, environnementaux et sociaux à venir, tout en demeurant un leader mobilisateur au sein de l’agglomération».