La Longueuilloise Isabelle Riendeau est l’une des trois cofondatrices de Québec Aide les Animaux de Cuba – QUEBAAC, organisme nouvellement créé pour apporter dons, nourriture, matériel médical et médicaments destinés à de nombreux chats et chiens errants à Cuba. Depuis le début de 2026, les refuges et protectrices en sol cubain ont reçu un total de 16 000$ en aide directe.
«C’est surtout né d’un désir d’aider. Lyne et moi, on faisait plusieurs voyages à Cuba, chacune de notre côté, et on constatait qu’il y avait de grands besoins, que les animaux étaient vraiment dans des conditions assez difficiles», relate Mme Riendeau, présidente de l’organisme. Lyne Desjardins et Merrill Desjardins Deslauriers sont les deux autres cofondatrices.
Depuis plusieurs années déjà, elles allaient chacune visiter des refuges. Elles se sont rencontrées par hasard via les réseaux sociaux. «On cherchait des fournitures à acheminer, et on s’est dit : pourquoi ne pas collaborer. Ç’a été un coup de cœur, on avait la même vision», raconte Mme Riendeau.
Lors d’un voyage humanitaire réalisé ensemble en 2024, elles ont rencontré des femmes à la tête de refuges, avec qui elles collaborent encore aujourd’hui. Un groupe Facebook a été créé. «Il y a beaucoup de Québécois qui tombent amoureux de petits animaux à Cuba et qui veulent les ramener. On voulait les aider et entrer en contact avec ceux qui veulent aider les protectrices.»

Depuis la suspension des vols vers Cuba en raison de la crise géopolitique et la pénurie de carburant sur l’île, la baisse de touristes a eu pour conséquence que des animaux errant dans les hôtels trouvaient encore plus difficilement de quoi se nourrir. «C’est là qu’on a fait notre première campagne de financement, au début de l’année», mentionne Mme Riendeau.
Les cofondatrices acheminaient au départ l’aide par elles-mêmes et par l’entremise de voyageurs. Depuis l’interruption des vols vers Cuba, c’est plus compliqué. «On n’a pas le choix d’envoyer du matériel par cargo maritime ou aérien, donc c’est beaucoup plus lent, et plus cher.»
En matière de nourriture, les croquettes pour chats et chiens sont une denrée dispendieuse à Cuba, donc peu utilisées. Celles qui détiennent des refuges cuisinent pour les animaux la plupart du temps du riz, du poisson et de la viande, qu’ils diluent dans de l’eau. QUEBAAC envoie notamment de la nourriture, comme des poches de riz.

À ces denrées s’ajoutent des dons provenant de cliniques vétérinaires tels des médicaments périmés, mais encore utilisables, ou du matériel médical. «Quelque chose qui est très rare là-bas, c’est le lait pour chatons et pour chiots. C’est très apprécié», illustre la Longueuilloise.
Des dons provenant de citoyens sensibles à la cause aident QUEBAAC à mener sa mission à bien.
Aider aussi des Cubains
Isabelle Riendeau estime que la cause contribue aussi au bien-être de Cubains.

«En aidant les animaux, on aide aussi les protectrices parce qu’elles ont souvent 50 animaux et plus, et vont souvent se priver pour pouvoir nourrir les animaux, parce que ça leur tient à cœur. On trouvait ça vraiment difficile de voir ces femmes-là souffrir. On essaie d’alléger un peu leur quotidien, parce que sinon, elles doivent toujours demander de l’argent pour ça.»
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