Le ministre de la Sécurité publique Ian Lafrenière a répondu par l’affirmative à la demande de la mairesse Catherine Fournier et déclenchera une enquête sur le travail du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) dans le dossier de la mort de Nooran Rezayi.
Le moment du déclenchement de cette enquête n’a toutefois pas encore été déterminé.
À LCN le 12 décembre, le ministre a indiqué qu’il voulait éviter d’interférer avec l’enquête que mène actuellement le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), de même qu’avec celle du Service de police de la Ville de Montréal et le travail du Directeur des poursuites criminelles et pénales.
Ian Lafrenière a affirmé ne pas aimer les «zones d’ombres» qu’a fait ressortir la correspondance entre la directrice du BEI, Me Brigitte Bishop, et le directeur général du SPAL, Patrick Bélanger.
«La zone d’ombre, je ne l’aime pas du tout, je ne l’aime pas comme ministre, mais je l’aime encore moins comme père de famille, comme citoyen, comme personne de Saint-Hubert qui se dit « attendez un peu là, qu’est-ce qui est arrivé? »», a réagi le député de Vachon, à l’émission Le Bilan, de LCN.
Ces lettres révèlent notamment que des agents du SPAL ont rencontré des témoins et recherché des images de caméras de surveillance, dans les minutes suivant le décès de Nooran Rezayi sous deux tirs policiers le 21 septembre.
Or, lors d’un décès ou de blessures au cours d’un intervention policière, le BEI a la charge exclusive d’enquêter.
Le délai d’une heure 36 minutes avant que le SPAL n’ait avisé le BEI de la situation est aussi pointé du doigt.
Saisie de ces lettres, la mairesse Fournier a demandé jeudi au ministre de la Sécurité publique de déclencher une enquête sur le travail du corps policier longueuillois.


Monsieur Lafrenière a aussi déclaré entre autre que cette enquête prendrait du temps…. Or c’est avec du temps qu’on parvient usuellement à noyer le poisson. Glou, glou. Glou, glou. Glou, glou.
Quand tout le monde ou presque aura oublié cette affaire. Nous saurons qu’il n’y avait rien (ou à peu près rien) à savoir. Lorque ce sont les pratiques administratives et une certaine culture qui devraient être scrutées, analysées, puis révisées.
Le SPAL devrait se doter d’un code de déontologie public, donc diffusé précisément auprès de tous pour rendre plus limpide l’engagement des services auprès de la population. Une police accessible avec laquelle on peut dialoguer, c’est toujours plus plaisant. Surtout quand on n’a rien à se repprocher. Sauf erreur de ma part, cela s’appelle faire de la bonne communication.