Le 6 décembre, l’hôtel de ville de Brossard sera illuminé en blanc pour honorer la mémoire des victimes de la tragédie de Polytechnique, survenue il y a 35 ans. Une motion a été adoptée en ce sens à l’assemblée municipale du 3 décembre, soulignant du même coup l’importance de se mobiliser pour prévenir la violence armée. 

La motion souligne l’importance d’un travail commun de toutes les instances pour prévenir la possession et la circulation d’armes illégales. 

La Ville considère que «des progrès restent à faire» pour prévenir de futures tragédies et réitère les responsabilités individuelle et collective en matière de sécurisation des armes à feu.

La motion fait également état de «promesses et mesures partielles» du gouvernement fédéral pour interdire les armes d’assaut de style militaire.  

Cette commémoration s’inscrit dans les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes. Tous les élus portaient d’ailleurs le ruban blanc, en signe d’appui à la cause.

En novembre 2024, la Ville avait adopté la proclamation Municipalité alliée contre la violence conjugale. 

Triste anniversaire

a mairesse Doreen Assaad a rappelé l’hommage qu’a rendu la Ville en nommant un centre communautaire au nom de l’une des victimes de la tragédie, Nathalie Croteau. Un geste témoignant de l’engagement de la Ville à ne «jamais oublier». 

Elle a aussi rappelé l’importance qu’a eu pour elle la lecture du livre Ce jour-là : Parce qu’elles étaient des femmes, de Josée Boileau.

Quelques élus ont aussi témoigné de la signification, pour eux, de cette journée sombre de l’histoire du Québec. 

«Ça fait 35 ans et ça arrive encore, des femmes le vivent encore. Ça arrive beaucoup trop. On est en 2025, réveillez-vous!» a lancé en cri du cœur la conseillère municipale Stéphanie Quintal.

La conseillère Sophie Allard a insisté sur ce devoir de mémoire, alors que les droits de plusieurs femmes dans le monde sont brimés. 

Le conseiller Christian Gaudette a décrit le 6 décembre 1989 comme «l’un des jours le plus tristes que j’ai vécus». 

«On doit se souvenir collectivement et travailler à ce que ça ne se répète jamais», a-t-il relevé. 

Claudio Benedetti a dit connaître quelqu’un de très proche qui a été affecté par cet événement. Quant à Daniel Lucier, son père qui était vice-recteur de l’Université de Montréal à cette époque, a aussi été touché de près.