La hausse de la violence dans les écoles préoccupe le Syndicat de Champlain, qui a lancé le 26 janvier la campagne Mettons un X sur la violence en milieu scolaire. Le X mauve se dresse comme le symbole de cette campagne.
Pas moins de 13 500 épinglettes à l’effigie du X mauve ont été distribuées aux enseignants, ainsi qu’aux membres du personnel de soutien affiliés au Syndicat de Champlain dans les Centres de services scolaires des Patriotes, Marie-Victorin et Vallée-des-Tisserands.
Jusqu’au 29 mars, un programme d’activités de mobilisation et de sensibilisation, incluant des vidéos explicatives et promotionnelles, ainsi que des événements est déployé. Du matériel publicitaire sera visible sur des panneaux, des autobus, des abribus et dans l’ensemble des écoles.
«Les événements de violence, de plus en plus fréquents, font en sorte qu’un grand nombre d’enseignantes et enseignants et de membres du personnel de soutien quittent la profession. Ils démissionnent, partent en invalidité, ou prennent une retraite anticipée, relève Jean-François Guilbault, président du Syndicat de Champlain (CSQ). Ils virent les talons et quittent leur métier (qui pourtant les habite) à contrecœur, parce que c’est trop.»
Rappelons que des maisons des jeunes du territoire ont dit aussi observer cette recrudescence de la violence. En novembre, le Courier du Sud rapportait des interventions du Services de police d’agglomération de Longueuil pour des situations répétées de violence aux abords d’une école de Brossard.
Selon M. Guilbault, un virage à 180 degrés s’impose pour freiner ce phénomène. «Le fardeau de la solution ne peut absolument pas reposer uniquement sur les épaules des travailleuses et travailleurs scolaires», lance-t-il.
L’objectif de la campagne est ainsi de rassembler tous ceux qui souhaitent enrayer la violence en milieu scolaire, en faisant du X mauve un outil national de rassemblement, de pression et de sensibilisation.
Le X a été choisi pour ce qu’il évoque : un symbole associé au concept du vote, à l’interdiction, au refus et à la protection.
La couleur mauve réfère à la sensibilisation contre les violences subies par différents groupes spécifiques, comme les femmes, les personnes ainées et la communauté LGBTQ+.
La campagne annuelle prendra fin en même temps que la semaine de la prévention de la violence et de l’intimidation dans les écoles, organisée par le ministère de l’Éducation du Québec.
Rens. : xmauve.com


Qui sont ces jeunes, de quel milieu socioculturel sont-ils issus ?
Si les causes profondes ne sont pas abordées, la surveillance et la répression ne suffiront pas